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Les Veilleuses de Marie Hendriks au Remor

juillet 20, 2018

Les Veilleuses de Marie Hendriks habitent l’espace du Remor à Genève (3 place du Cirque, 1204). Ces oeuvres évoquent par leur titre la petite lumière placé à côté du lit de nos enfant pour les rassurer durant la nuit, le temps ou l’on abandonne son esprit aux rêves. Ici cette lumière bienveillante à pris la forme même d’un enfant, comme un changement dans l’ordre des choses. Ces veilleuses, avec leurs masques couleur sang, dégagent quelque chose de paisiblement inquiétant.

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Terre nomade

juillet 19, 2018

MOVING ART en images

juillet 18, 2018

Exposition jusqu’au 8 Septembre 2018

Avec mounir fatmi, Shaun Gladwell, Dana Hoey, Christophe Hamery, Packard Jennings, Ali Kazma, Rachel Labastie, Eva Magyarosi, Rita Natarova, Abdul Rahman Katanani, Frank Smith, Guillaume de Sardes, Guillaume Varone

and more : Carine Bovey, Alexandre D’Huy,Marc Gonzales, Robert Montgomery, Thaïva Ouaki, Laurent Perbos, Curtis Santiago, Frank Smith, Jeanine Woollard…

MOVING ART. L’art qui dépasse les frontières, qui les efface. L’art qui émeut, qui nous transporte vers de nouveaux mondes. L’art conceptualise de nouveaux paradigmes, de nouvelles dimensions et puise autant dans le passé que dans le présent. C’est ce que nous font ressentir les artistes participants à l’exposition d’été 2018 à Analix Forever. L’exposition réunit des artistes qui souvent habitent les murs de la galerie et d’autres, tels que Christophe Hamery, Guillaume Varone, et Guillaume de Sardes, qui exposent pour la première fois en nos murs.

MOVING ART, c’est aussi une exposition qui bouge dans le courant de l’été, des œuvres qui arrivent, d’autres qui partent, sans oublier toutes les œuvres qui se cachent derrière les rideaux.

MOVING ART débute par mounir fatmi, et sa célèbre série de photomontages Casablanca Kissing, réalisée à partir de photographies extraites du film Casablanca. fatmi y glisse une infinité de cercles tangents, après Descartes, et des figures géométriques appliqués sur les images des deux personnages, augmentant par là notre désir de spectateur et projetant notre espoir de voir les deux personnages unis. Bien que l’histoire du film soit celle d’un amour impossible inscrit dans les clichés de l’espionnage et de l’exotisme, mounir fatmi veut nous faire croire que quelque chose est encore possible.

Sur le mur suivant, le visiteur peut admirer les clichés de Guillaume Varone. L’artiste suisse est parti il y a quelques semaines photographier des espaces en Slovénie inconnus à ses yeux et aux nôtres. En véritable explorateur urbain, Varone croise le chemin d’une étrange sculpture dans un squat, qui à travers l’œil du photographe, prend forme et vie. Deux autres photographies, d’une beauté plastique saisissante, nous emmènent vers des horizons inconnus qui, bien qu’esthétiquement différents, semblent se croiser et façonner la réception qui peut s’opérer de façon spontanée dans la jouissance des attentes d’un autre futur à explorer.

L’exploration d’un autre futur que l’on retrouve chez le photographe et écrivain Guillaume de Sardes. L’histoire présentée s‘inscrit dans des lieux, dans une géographie à la fois singulière et subjective, de Beyrouth à un café que l’on imagine parisien… Figeant une suite d’instants, la photographie de Sardes, instrument du discontinu, agit sur le mode même de la mémoire qui ne garde plus, après la rupture, qu’une poignée d’images, de moments, de temps, forts ou non, qui nous restent inexplicablement présents à l’esprit parce que s’est joué alors quelque chose dont nous ne pouvions être véritablement conscients. Autant que la forme d’un corps, la passion amoureuse retient celle des lieux auxquels il était associé et dans lesquels il s’est imprimé, laissant une trace définitive dans la cire de la mémoire.

Christophe Hamery est graphiste, et l’écrit tient un rôle central dans son travail, son sens et sa forme. L’artiste explore une zone d’échange, voire d’indistinction, entre écrit et image. Photographier, dessiner, c’est encore écrire ; écrire, c’est déjà produire une image. Le portrait triple qu’il nous propose écrit une histoire: la femme qu’il photographie est sous chimiothérapie et la souffrance, ici, le dispute à la crânerie. Le noir-blanc, discret, nous maintient à la distance exacte du sujet nécessaire au plaisir de regarder. Dans MOVING ART, la photographie s’inscrit aussi dans une autre écriture, celle de Frank Smith, qui parcourt toute la galerie, souvenir vibrant des « Films du Monde ».

Étrange, troublant, voire inquiétant au premier regard, la photographies de Dana Hoey rassure aussi, à y voir de plus près. Parce que la sortie du cadre institué de l’art féminin-féministe ouvre de larges perspectives et génère une énergie créative nouvelle : une Uncanny Energy. Une énergie qui intègre l’ambiguïté́, l’échange, une esthétique ni prescrite ni prescriptrice qui inclut les contradictions internes aux genres, incarnées par le corps et la posture de cette jeune boxeuse. Une Uncanny Energy que l’on retrouve dans la peinture de Rita Natarova. Ses peintures ultra-réalistes sont le miroir d’une atmosphère inquiétante, de situations brutes, animales et étranges. Comme si un passé et un futur se rencontraient en un point infiniment étiré sur la surface de ses toiles.

À l’étage de la galerie, Packard Jennings créé une modélisation de la destruction, peut-être celle opérée dans la révolution ? Une révolution pour sortir des logiques de profit du marché de l’art, pour en finir avec les conventions et les normes de la création contemporaine. En bref, « fuck you all », et pour ça rien de tel que de réduire en cendre l’ancienne galerie Analix Forever.

L’œil d’Ali Kazma, dans ses photographies rares, révélant un romantisme inattendu de par le lien à la nature qu’elles dévoilent, maintient un lien fragile avec le monde du vivant, une lumière lointaine, un avion dans le ciel. Tout se passe comme si une lunette grossissante, préalablement fixée sur un objet tout proche, la main, le matériau, l’outil, se trouvait soudain retournée, et ouvrait au regard l’abîme du lointain. On sait que ces renversements d’échelle sont de la plus grande importance, ils sont les nécessaires réajustements dont l’esprit a besoin pour assurer sa perception et l’enrichir, et partant se situer au plus juste dans l’échelle des choses du monde.

Le fil barbelé n’est pas un matériau anodin. Que ce soit à Beyrouth, dont est originaire Abdul Rahman Katanani ou sur les terres meusiennes, il renvoie à des imaginaires puissants même si différents. Pour avoir grandi dans le camp de Sabra au Liban, Abdul Rahman utilise l’objet pour marquer ses œuvres d’un engagement viscéral. Le travail d’orfèvre qu’opère Katanani avec le fil barbelé lui permet de l’utiliser comme une matière de sculpture. D’abord, il le tresse, le file, comme on pourrait le faire avec de la laine. Ensuite,  il le modèle, le travaille et lui donne la forme d’une vague, d’un relief. Grâce, entre autres, à cette technicité qu’il applique également sur de nombreux autres matériaux de récupération, il s’est vu invité à présenter ses œuvres du Moyen Orient à l’Europe.

And more.…

JHAFIS QUINTERO – UNA SERIE DE EVENTOS DESAFORTUNADOS EN EL PASADO ME OBLIGABAN EN EL PRESENTE A COMER DEPRISA

juillet 16, 2018

Jhafis Quintero is currently participating in 3 exhibitions

UNA SERIE DE EVENTOS DESAFORTUNADOS EN EL PASADO ME OBLIGABAN EN EL PRESENTE A COMER DEPRISA
DiabloRosso, Ciudad de Panamá
Until the end of July

Jhafis Quintero’s etchings on copper illustrate lessons from a Costa Rican prison during a ten-year incarceration. In one, the back of a person’s head appears, the hair resembling layers of an onion, before a nearly empty clock. Text below advises forgetting important dates because time is the great torturer. Rather than emerging slowly, boredom proudly announces itself as a thematic axis.

Violence and menace form the other axis. Whereas boredom is an abstraction, violence erupts from a discrete geography. « If any cops fuck with you, kill one of the easily found rats and put its corpse near a police lookout; the smell of its corpse will convince him to change his bad attitude, » reads one etching in Spanish slang beneath an illustration of a dead rat next to a tin-roof hut.

Human faces, when they appear, stare plaintively into space without an audience, either external or internal. The figures embody an aggressive desperation and isolation that transfers to the viewer.

 

DISMANTLING THE SCAFFOLD
Wing Po SoSix-Part Practice
Until August 15

Tai Kwun
10 Hollywood Road, Central
Hong Kong

With Nadim Abbas, Erkka Nissinen, Magdalen Wong / Big Tail Elephant / Chen Shaoxiong / Luke Ching Chin Wai / Tiffany Chung / Claire Fontaine / Kwan Sheung Chi, Wong Wai Yin / Bing Lee / Leung Chi Wo + Sara Wong / Liang Juhui / Lin Yilin / Roman Ondak / LH02 : Pak Sheung Chuen, Jaffe.T, Cathy Tsang, Grace Gut, Siumou Chow / PolyLester / Jhafis Quintero / SUPERFLEX and Jens Haaning / Koki Tanaka / Ulay & Marina Abramović / Bik Van der Pol / Yvonne Dröge Wendel / Xijing Men / Xu Tan

The inaugural exhibitioncurated by Christina Li and presented by Spring Workshop at Tai Kwun Contemporary, brings together works from local and international artists and collectives, a constellation of artworks which engage with the social and civil structures we collectively inhabit.

The two major keystones in the exhibition concept are the site’s history and collaboration: the unique background of the site of the former Central Police Station compound—as a police station, magistracy, and prison in the past—as well as the collaboration of two contemporary art organisations at a convergence in their timelines—the beginning of Tai Kwun Contemporary and the planned hiatus of Spring Workshop after its five-year operation.

The “scaffold”—the main motif for the exhibition—is commonly understood as a temporary support structure deployed while a building is being constructed or repaired. In its lesser-known usage, a scaffold can also refer to a construction used in the past to stage public executions and punishments. The title Dismantling the Scaffold thus brings together these two definitions in order to draw attention to the site’s previous historical function before its current transformation, all the while looking forward to its new role as a permanent cultural institution and heritage site in Hong Kong.

Under this central metaphor of the scaffold, artworks in the exhibition explore art’s potential to illuminate and unpack our relationship with society at large. They offer poignant reflections of the invisible and visible structures that constitute and organise our daily existence among our surroundings. The personal and collective artistic presentations raise questions about various issues such as social participation, commodification, exclusion and confinement, urban development, collaboration, and human welfare in both public and private spheres. Dismantling the Scaffold thus hopes to offer alternative interpretations to the social conditions which underpin our experience as human beings.

A JOURNEY TO FREEDOM
Until July 29
TMAG, Tasmania

With Janet Biggs, Nicolas Daubanes, mounir fatmi, Shaun Gladwell, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Ali Kazma, Rachel Labastie, Ricky Maynard, Robert Montgomery, Jean-Michel Pancin, Jhafis Quintero, Sam Wallman.

« Human history, worldwide, is characterized by an unending duality between imprisonment and freedom, and our humane Journey to Freedom is far from an end. The attempts to conduct our lives as Journeys to Freedom are endless, whether we consider our freedom as a way to live our lives or whether we consider it as a virtual expression of an ideal. Sometimes, even prisons may host such journeys to freedom from within.

Art is one essential freedom. Jhafis Quintero, who became an artist while in jail for ten years, states that: “Creation is indispensable to the inmates’ survival”. Creating – no matters what – is indispensable to survive incarceration in the most constrained conditions: this is also what Joana Hadjithomas & Khalil Joreige tell us in their film Khiam 2000-2007. May be creating is indispensable for everybody’s survival. Any exploration of imprisonment may be per se a journey to freedom and exhibitions on “art & prison” are one possible way to promote freedom, inasmuch such exhibitions always lead us to reflect on the binomial freedom/imprisonment.


La casa de los geckos es un paseo cronológico, íntimo y testimonial de Jhafis Quintero. Por años, Jhafis, con una reconocida carrera en artes visuales, ha ido insertándose en el mundo del arte con experimentaciones en diferentes técnicas.

Ese acercamiento con el arte se inicia cuando Haru Wells, artista y activista de la cultura, lo convocó a participar en el proyecto Al margen, que proponía una serie de talleres de arte a privados de libertad en el centro penitenciario La Reforma. En ese entonces, Jhafis descontaba una pena de 20 años en prisión, que fue reducida a 10. Como dice Jhafis con ironía, « las condenas en prisión se cuentan por días hábiles, los fines de semana son libres ». Antes de Costa Rica, había vivido en Panamá, donde nació y de donde irremediablemente tuvo que huir. Lejos de Lucila, su abuela. Y la familia.

Su aproximación al arte no pretendía romper un ciclo de delincuencia, sino explorar otras manifestaciones menos físicas, aunque igual de políticas que la violencia. La invitación de Haru Wells estaba más orientada a la interacción con discursos sociales, el conocimiento de herramientas más cercanas al arte y el ejercicio de pensar desde una periferia.

To know more, click here

Moving Art : Vernissage sur Trajectoire

juillet 6, 2018

Vernissage ce soir au 2 rue Hesse dès 18h

Exposition jusqu’au 8 Septembre 2018

Avec mounir fatmi, Shaun Gladwell, Dana Hoey, Christophe Hamery, Packard Jennings, Ali Kazma, Rachel Labastie, Eva Magyarosi, Rita Natarova, Abdul Rahman Katanani, Frank Smith, Guillaume de Sardes, Guillaume Varone

and more : Carine Bovey, Alexandre D’Huy,Marc Gonzales, Robert Montgomery, Thaïva Ouaki, Laurent Perbos, Curtis Santiago, Frank Smith, Jeanine Woollard…

MOVING ART. L’art qui dépasse les frontières, qui les efface. L’art qui émeut, qui nous transporte vers de nouveaux mondes. L’art conceptualise de nouveaux paradigmes, de nouvelles dimensions et puise autant dans le passé que dans le présent. C’est ce que nous font ressentir les artistes participants à l’exposition d’été 2018 à Analix Forever. L’exposition réunit des artistes qui souvent habitent les murs de la galerie et d’autres, tels que Christophe Hamery, Guillaume Varone, et Guillaume de Sardes, qui exposent pour la première fois en nos murs.

MOVING ART, c’est aussi une exposition qui bouge dans le courant de l’été, des œuvres qui arrivent, d’autres qui partent, sans oublier toutes les œuvres qui se cachent derrière les rideaux.

MOVING ART débute par mounir fatmi, et sa célèbre série de photomontages Casablanca Kissing, réalisée à partir de photographies extraites du film Casablanca. fatmi y glisse une infinité de cercles tangents, après Descartes, et des figures géométriques appliqués sur les images des deux personnages, augmentant par là notre désir de spectateur et projetant notre espoir de voir les deux personnages unis. Bien que l’histoire du film soit celle d’un amour impossible inscrit dans les clichés de l’espionnage et de l’exotisme, mounir fatmi veut nous faire croire que quelque chose est encore possible.

Sur le mur suivant, le visiteur peut admirer les clichés de Guillaume Varone. L’artiste suisse est parti il y a quelques semaines photographier des espaces en Slovénie inconnus à ses yeux et aux nôtres. En véritable explorateur urbain, Varone croise le chemin d’une étrange sculpture dans un squat, qui à travers l’œil du photographe, prend forme et vie. Deux autres photographies, d’une beauté plastique saisissante, nous emmènent vers des horizons inconnus qui, bien qu’esthétiquement différents, semblent se croiser et façonner la réception qui peut s’opérer de façon spontanée dans la jouissance des attentes d’un autre futur à explorer.

L’exploration d’un autre futur que l’on retrouve chez le photographe et écrivain Guillaume de Sardes. L’histoire présentée s‘inscrit dans des lieux, dans une géographie à la fois singulière et subjective, de Beyrouth à un café que l’on imagine parisien… Figeant une suite d’instants, la photographie de Sardes, instrument du discontinu, agit sur le mode même de la mémoire qui ne garde plus, après la rupture, qu’une poignée d’images, de moments, de temps, forts ou non, qui nous restent inexplicablement présents à l’esprit parce que s’est joué alors quelque chose dont nous ne pouvions être véritablement conscients. Autant que la forme d’un corps, la passion amoureuse retient celle des lieux auxquels il était associé et dans lesquels il s’est imprimé, laissant une trace définitive dans la cire de la mémoire.

Christophe Hamery est graphiste, et l’écrit tient un rôle central dans son travail, son sens et sa forme. L’artiste explore une zone d’échange, voire d’indistinction, entre écrit et image. Photographier, dessiner, c’est encore écrire ; écrire, c’est déjà produire une image. Le portrait triple qu’il nous propose écrit une histoire: la femme qu’il photographie est sous chimiothérapie et la souffrance, ici, le dispute à la crânerie. Le noir-blanc, discret, nous maintient à la distance exacte du sujet nécessaire au plaisir de regarder. Dans MOVING ART, la photographie s’inscrit aussi dans une autre écriture, celle de Frank Smith, qui parcourt toute la galerie, souvenir vibrant des « Films du Monde ».

Étrange, troublant, voire inquiétant au premier regard, la photographies de Dana Hoey rassure aussi, à y voir de plus près. Parce que la sortie du cadre institué de l’art féminin-féministe ouvre de larges perspectives et génère une énergie créative nouvelle : une Uncanny Energy. Une énergie qui intègre l’ambiguïté́, l’échange, une esthétique ni prescrite ni prescriptrice qui inclut les contradictions internes aux genres, incarnées par le corps et la posture de cette jeune boxeuse. Une Uncanny Energy que l’on retrouve dans la peinture de Rita Natarova. Ses peintures ultra-réalistes sont le miroir d’une atmosphère inquiétante, de situations brutes, animales et étranges. Comme si un passé et un futur se rencontraient en un point infiniment étiré sur la surface de ses toiles.

À l’étage de la galerie, Packard Jennings créé une modélisation de la destruction, peut-être celle opérée dans la révolution ? Une révolution pour sortir des logiques de profit du marché de l’art, pour en finir avec les conventions et les normes de la création contemporaine. En bref, « fuck you all », et pour ça rien de tel que de réduire en cendre l’ancienne galerie Analix Forever.

L’œil d’Ali Kazma, dans ses photographies rares, révélant un romantisme inattendu de par le lien à la nature qu’elles dévoilent, maintient un lien fragile avec le monde du vivant, une lumière lointaine, un avion dans le ciel. Tout se passe comme si une lunette grossissante, préalablement fixée sur un objet tout proche, la main, le matériau, l’outil, se trouvait soudain retournée, et ouvrait au regard l’abîme du lointain. On sait que ces renversements d’échelle sont de la plus grande importance, ils sont les nécessaires réajustements dont l’esprit a besoin pour assurer sa perception et l’enrichir, et partant se situer au plus juste dans l’échelle des choses du monde.

Le fil barbelé n’est pas un matériau anodin. Que ce soit à Beyrouth, dont est originaire Abdul Rahman Katananiou sur les terres meusiennes, il renvoie à des imaginaires puissants même si différents. Pour avoir grandi dans le camp de Sabra au Liban, Abdul Rahman utilise l’objet pour marquer ses œuvres d’un engagement viscéral. Le travail d’orfèvre qu’opère Katanani avec le fil barbelé lui permet de l’utiliser comme une matière de sculpture. D’abord, il le tresse, le file, comme on pourrait le faire avec de la laine. Ensuite,  il le modèle, le travaille et lui donne la forme d’une vague, d’un relief. Grâce, entre autres, à cette technicité qu’il applique également sur de nombreux autres matériaux de récupération, il s’est vu invité à présenter ses œuvres du Moyen Orient à l’Europe.

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texte Nicolas Etchenagucia, été 2018.

Analix Forever
rue de Hesse 2
1204 Genève
022 329 17 09
https://analixforever.com/

LE TEMPS DE L’ÉTÉ

juillet 3, 2018

LE TEMPS DE L’ÉTÉ

Nous nous retrouverons à la rentrée. Mais d’ici là…

 

L’exposition « LA PRISON EXPOSÉE, Champ Dollon à Penthes », Musée et Fondation des Suisse dans le Monde, est ouverte jusqu’au 31 octobre
avec : Victor Fatio, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Ali Kazma, Robert Montgomery, Laure Tixier, Patrick Tondeux et les détenus/createurs de Champ-Dollon ; commissaire : Barbara Polla.
Mercredi 4 juillet 12-14h : 12h30 : Présentation-lecture poétique « Art & Prison » par Barbara Polla, à l’occasion de la sortie du dernier livre de mounir fatmi, en lien avec le travail de l’artiste à l’ancienne prison de Kara à Meknès, C’est encore la Nuit ; vidéos de Jhafis Quintero ; visite de l’exposition selon demande.

L’exposition MOVING ART, à la galerie Analix Forever à Genève, est ouverte jusqu’au 8 septembre, avec Alexandre D’Huy, mounir fatmi, Shaun Gladwell, Christophe Hamery, Dana Hoey, Packard Jennings, Ali Kazma, Rachel Labastie, Eva Magyarosi, Robert Montgomery, Rita Natarova, Abdul Rahman Katanani, Guillaume de Sardes, Guillaume Varone & Jeanine Woollard ; vernissage le samedi 7 juillet dès 17h en présence de deux artistes montrés pour la première fois à ANALIX FOREVER : Guillaume de Sardes et Guillaume Varone

L’exposition « A JOURNEY TO FREEDOM » au TMAG, Tasmanie, est ouverte jusqu’au 29 juillet, avec Janet Biggs, Nicolas Daubanes, mounir fatmi, Shaun Gladwell, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Ali Kazma, Rachel Labastie, Ricky Maynard, Robert Montgomery, Jean-Michel Pancin, Jhafis Quintero et Sam Wallman ; commissaire : Barbara Polla.

Arts Hebdo Medias : « Mes travaux sur la notion de prison ne sont pas circonscrits aux lieux de détention, mais évoquent l’emprisonnement d’une manière générale, écrit Barbara Polla, initiatrice du projet d’exposition. Celui-ci est partout : il peut être physique, corporel, mental, social, culturel, virtuel ; on peut s’emprisonner derrière une frontière, marquant une séparation avec l’Autre, les autres humains, les autres pays ; s’enfermer dans des normes sociales, des stéréotypes et des tabous ; se murer en nous-même, dans nos corps et nos peurs. Et nous, humains, imaginons et concevons des prisons avec la même passion que celle que nous mettons à tendre vers toujours plus de liberté. Plus particulièrement, en ces temps de peur politique, de changements rapides et, parfois, de convulsions chaotiques, la tentation d’emprisonner tous ceux qui divergent, des adolescents subversifs aux migrants, des dissidents politiques aux journalistes, semble chaque jour être plus grande. »
Installation, sculpture, vidéo, photographie, réalité virtuelle, chacun des plasticiens invités s’empare à sa manière du thème central de l’exposition « A JOURNEY TO FREEDOM » qu’est l’emprisonnement.
Pour lire la suite de l’article paru dans Arts Hebdo Medias, cliquer ici.

L’exposition « RECONSTRUCTING EDEN », au Musée ArtMill de Szentendre en Hongrie, est ouverte jusqu’au 2 septembre, avec Janet Biggs (focus artist), Ursula Biemann, Shaun Gladwell, Ali Kazma, Clare Langan, Violaine Lochu, Gianluigi Maria Masucci, Miguel Angel Ríos, Frank Smith.
Commissaires : Barbara Polla & Paul Ardenne

Rachel Labastie propose le dimanche 15 juillet 2018 à 16h, dans le cadre de son exposition à Labanques à Béthunes, une performance intitulée « Terre Nomade » — la première performance de l’artiste. « La voix de l’artiste, hésitant encore, aux portes de la prison de l’âme, à prendre toute l’ampleur qu’elle recèle, une voix d’Europe, d’un ailleurs spatio-temporel, nous raconte des légendes – les pieds de l’artiste, eux, font image et nous montrent tous ces pas que font depuis toujours les gens du voyage que nous sommes tous. » (extrait du texte (Auto)portrait de l’artiste en jeune femme par Barbara Polla).
Présentation du nouveau catalogue de Rachel Labastie, en lien avec l’exposition « De l’apparence des choses, Chapitre VI, Des forces».

À l’Atelier AMI, Pavlos Nikolakopoulos est exposé jusqu’à la rentrée ; Thaïva Ouaki est en résidence du 6 au 14 juillet.

Et si vous êtes à Athènes le 18 juillet : première présentation du projet SHARING PERAMA en Grèce, vous êtes cordialement invités !

Et si vous êtes à Londres les 21 et 22 juillet : ne manquez pas le Curious Arts Festival for the bookish organisé par Clare Conville — avec, entre autres, Kate Moss, Robert Montgomery et Barbara Polla…

Contact : barbara.s.polla(at)gmail.com

Ali Kazma, the artist who wants to deconstruct time

juin 29, 2018

Inauguración 29-06-2018
LUGARES SUBTERRÁNEOS

MUESTRA DE ALI KAZMA EN EL MUNTREF CENTRO DE ARTE CONTEMPORÁNEO, BUENOS AIRES, ARGENTINA

Lugares Subterráneos, del reconocido artista turco, se inaugurará el 29 de junio a las 13:00 horas en la Sede Hotel de Inmigrantes con la colaboración del Jeu de Paume. El día previo, habrá una charla con el artista en la Sede Rectorado Centro

La apertura de la muestra Lugares Subterráneos, de Ali Kazma, se dará en el marco del 14º Encuentro Sur Global y como parte de la colaboración entre el Jeu de Paume de Francia y el MUNTREF de Argentina.  Con curaduría de Pia Viewing, consta de 15 piezas audiovisuales que datan desde 2006 hasta la fecha.

Kazma es un artista itinerante, que suele viajar por el mundo trabajando fundamentalmente con fotografía y videos que se interrogan por el sentido de la actividad humana, los medios de producción de los hombres y su relación con la naturaleza.

“Investiga situaciones, lugares y estructuras relacionados con la capacidad del hombre de transformar el mundo, y de ese modo, construye gradualmente un archivo sobre la condición humana”, agregó la curadora.


-¿Cómo vive usted como artista residente en Estambul el reciente triunfo de Erdogan en Turquía?

-Hace 16 años que Erdogan está en el poder. El resultado electoral no revela nada nuevo. Para un artista, o un académico, o un escritor o un periodista no es una situación ideal. No creo que en el mediano plazo la situación vaya a mejorar. Erdogan tiene el status de un rey o un sultán, acumula un poder increíble y tampoco es favorable para el país.

-¿Determina en algo su obra el hecho de haber nacido en un país que vive entre la cultura occidental y la oriental?

-Turquía no debe ser entendida sólo desde un punto de vista geográfico, sino también psicológico y filosófico. De modo que desde el punto de vista individual uno no está determinado según haya nacido al oeste o al este del país, sino por los valores de una clase social. En lo personal pertenezco a la tradición occidental, nací en el centro de Estambul, fui a una escuela secular, mis dos padres son arquitectos. Pero sí hay un punto de tensión en cada individuo, que también es una riqueza, entre lo occidental o lo oriental de la cultura. Turquía no es un país de 90 años sino que proviene del Imperio Otomano, con territorios que iban desde los Balcanes hasta Hungría, lo que nos deja muy cerca de la cultura europea, también lo filosófico y lo político. Pero también tuvimos siempre cerca la cultura del Este. De modo que en el arte, la literatura o las ideas, los creadores interactúan de este modo desde hace mucho tiempo.

-¿Cómo nació su inclinación por la fotografía y el video dentro del arte contemporáneo?

-Estoy seguro de que influyó en mí el hecho de que mis padres fueran arquitectos. Crecí en un hogar donde se discutían las ideas, conceptos abstractos sobre arte y literatura. Nada de esto me resultaba extraño. Todo esto se veía como buenos valores; el hecho de leer, escuchar música, etcétera. Eso me posibilitó un ingreso muy sencillo al mundo del arte, por el que me sentí atraído desde chico. Me veo a mí mismo como un realizador y un productor de films y videos. Trabajo solo, desde la pre-producción hasta la edición de mis obras, y estoy muy interesado en lo que el mundo produce, en la complejidad de esa producción. Ya se trate de escritores, arquitectos, artesanos, gente que trabaja en forma industrial o en oficios. Me gusta observar la estructura física y abstracta de todos estos trabajos, y observar el aspecto estético y simbólico que surge de todo esto.

Para saber mas.


12 Septembre 2018
PROJECTION ET PRÉSENTATION D’UNE SÉLECTION DE FILMS DE L’ARTISTE

Et jusqu’au 31 octobre 2018
LA PRISON EXPOSÉE, Champ-Dollon à Penthes
Château de Penthes, Chemin de l’Impératrice 18
1292 Pregny-Chambésy

La vidéo Prison a été filmée en Turquie, à quelques deux cent kilomètres à l’est d’Istanbul, un jour de neige. Ali Kazma a décidé d’emblée de ne pas filmer de prisonniers, mais de montrer l’architecture carcérale et par cette approche, la contrainte que la prison impose au corps. Pour Ali Kazma – comme pour Michel Foucault – la prison est avant tout un instrument de pouvoir, de pouvoir exercé sur le corps.


Until July 29 2018
A JOURNEY TO FREEDOM

TMAG, Hobart, Tasmania

“A Journey to Freedom” is first of all an artistic statement. Artists chosen for the exhibition are so for the artistic power and beauty of their works. The exhibition “A Journey to Freedom” brings together both renowned artists like Ali Kazma who have been working on imprisonment and younger ones for which imprisonment is the essential theme. The exhibition aims to get the viewers into a state of openness, to stimulate them thinking about their own imprisonments, the history of jails and the current worldwide status of imprisonment/jailing. This exhibition requires the viewers to take and give their time to the images. The time given will not be a loss, but a gain of insight.


Until September 2
RECONSTRUCTING EDEN

Art Mill, Szentendre, Hungary

On the very back of the ArtMill, Safe by Ali Kazma stands like a Noah’s ark. In the very north of Norway, in the remote Svalbard Archipelago, about 1300 kilometers for North Pole, conservationist Cary Fowler started a global seed vault that contains copies of seeds held in gene banks worldwide. Safe (the title of Kazma’s video is its own invention) has a storage capacity of 4.5 million seed samples. If things turn bad, and survivors know about Safe, they should be able to “reconstruct” biodiversity – at least, vegetal biodiversity. In the purity of Nordic landscapes filmed by Kazma, the wind sweeps hope and doubt.

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