Aller au contenu principal

“I, the Other and the Big Other”

mars 22, 2019

The exhibition features the works of 20 artists, with among others mounir fatmi, Ali Kazma & Jhafis Quintero, from Agah Uğur‘s precious collection that are produced through the male and female images in various continents, cultures and times through the 2000’s.

The title of the exhibition refers to the French psychoanalyst and philosopher Jacques Lacan’s statement. “I, the Other and the Big Other”, which are the concepts Lacan has created, exist between the conscious and the subconscious which are constructed and constantly reproduced within Imaginary and Symbolic processes, as fragmented forms. However, or for this very reason, “I” (the subject) experiences an illusion of a structural wholeness in Lacan’s theories. As Lacan indicates, the main purpose of psychoanalysis is not to fix the “I”s non-existing wholeness but to provide it, and to make the subject realize its structural condition. According to Lacan, I (the subject) is always assuming the existence of ‘an other’. In order to sustain the existence of “I”, there is the need for “the mirror stage” which gives the child the opportunity to see him/herself as the other. In the mirror or in concrete incarnations of “the Other” (parents, siblings, other children etc.), (and which creates the illusion of the wholeness of a reflected body); “the Other” is the foundation of the “I” in the imaginary level. As Lacan suggested, this fundamental “Other”, is the “small Other”. On the other hand, the “Big Other” is the embodiment of the symbolical order itself. It is not a side, but a total of the determinants of the presentation that exists within the symbolical order mingled with inconsistencies. “The Big Other” is the position where we see ourselves as who we really desire to be.“The Big Other” is also assumed to be a whole, but since it is fragmented and formed around a structural absence, it is the area where desire forms. This area is the order which represents the wholeness of the symbolical order for the subject such as the State, God, Law etc.

Although the performances of male and female artists in the videos are all produced in different continents, cultures, times and spaces, this exhibition claims that these performances include some sort of a mutuality or contrast, a conservation or a discussion. The ideological and conceptual contexts of the videos encourage the audience to examine and decode the male and female identities within the present social, political and economic order.

To know more, click here.

Publicités

Voyage around my Room with Maro Michalakakos

mars 21, 2019

With Sophia Al Maria, Theodoros Chiotis, Dora Economou, Philomena Epps, Jeanne Graff, Juliana Huxtable, Dimitris Ioannou, Sharon Kivland, Sylvere Lotringer, Jonas Mekas, Maro Michalakakos, Eva Stefani, Amalia Ulman, Kostis Velonis

Curated by: Kika Kyriakakou

Until May 2, 2019
Athens Municipality Art Center, Vas. Sofias, Freedom Park, Greece

The particular exhibition embarks from Virginia Woolf’s legendary essay “A Room of One’s Own”, written in 1926, and its relevance to newly introduced sociological and political concepts like digital feminism and the #metoo movement. The room (ma chambre), personal space as described in Xavier de Maistre’s classic book « Voyage Autour de Ma Chambre » (1794), where the title derives from, as well as concepts such as privacy, autonomy and self-expression are key points of reference to the exhibition works created by international contemporary artists and writers. The exhibition attempts to initiate a new discourse on the notion of room and personal space in continuation to the discussion that originated in classic essays and works of literature.

Athens World Book Capital 2018 City of Athens, of which major donor is Stavros Niarchos Foundation, organizes the group exhibition “Voyage around my Room” in partnership with the City of Athens Cultural, Sport & Youth Organization (OPANDA).

The exhibition will be accompanied by an educational program, reading nights and the presentation of a limited edition publication (Greek and English) with original texts from
Sam Albatros, Jeanne Graff, Philomena Epps,  Dimitra Ioannou, Antony Katsouris, Sharon Kivland, Kika Kyriakakou, Sylvere Lotringer, Antonia Marsh, Εfterpi Mitsi, Maria F. Dolores, Theodoros Chiotis on April 17.

To know more, click here.

« Anatomie de la Mélancolie Politique », hommage à la Grèce

mars 19, 2019

Ariane Loze, « Impotence » 2017.

L’Anatomie de la Mélancolie Politique (Conservatoire d’Athènes, jusqu’au 13 avril 2019) est un nouvel opus — plus qu’une exposition, un opus — de la commissaire d’exposition et intellectuelle grecque Katerina Gregos. C’est aussi la première exposition que la Fondation Schwarz organise à Athènes, après de nombreuses expositions sur l’île de Samos, dont l’une déjà de Katerina Gregos.

Cette nouvelle exposition porte son contenu dans son titre : l’échec de certaines politiques financières, les crises profondes traversées notamment par la Grèce, mais aussi le Royaume-Uni, le désastre économique vécu dans leur quotidien par des millions d’hommes et de femmes ont conduit, après quelques tentatives infructueuses de révoltes, à une profonde mélancolie, à une désillusion. À un sentiment d’impuissance, dirais-je, que j’ai ressenti de manière à la fois sourde et aiguë lors de mon dernier séjour prolongé dans les faubourgs d’Athènes, notamment à Perama. Une impuissance partagée par les citoyens et par ceux qui n’ont même pas accès à ce titre, ainsi que par les communautés locales, les élus municipaux : comment gérer les problèmes du quotidien quand il n’y a pas d’argent pour le faire ?

Katerina Gregos pose, en introduction à son exposition et par l’intermédiaire des œuvres, toute une série de questions sur la dette et ce qu’elle appelle son « pouvoir capillaire », c’est-à-dire la capacité de la dette à infiltrer, à envahir les relations intimes des individus à eux-mêmes, à leur famille, à la communauté et jusqu’à leur propre corps. La dette comme facteur d’impuissance supplémentaire, de poids sournois et non de légèreté comme on le pense parfois.

Et d’autres questions encore : Comment sommes nous arrivés où nous sommes ? Comment la grande désillusion politique que nous vivons se manifeste-t-elle dans notre vie quotidienne ? Quelles ont nos responsabilités en tant que citoyens ? Quelles sont les issues possibles ? Est-il possible que certaines solutions soient bien plus à notre portée que nous ne le pensions ? Devrions-nous imaginer désormais des futurs alternatifs ?

Katerina Gregos donne des pistes aussi, notamment en regardant du côté de la Suisse, modèle microscopique mais fascinant de bouillon de culture sociale productive. Par exemple, la « sociocratie », pratique sociale nouvelle proposée par George Montbiot, pourrait venir en appui de la démocratie : comme dans le système helvétique, les individus et groupes sociaux discuteraient et négocieraient jusqu’à arriver à des décisions proches de l’unanimité.

Mais l’Anatomie de la Mélancolie Politique de Katerina Gregos est une exposition, et non un traité philosophique, et apporte de ce fait une réponse qui nous saute littéralement aux yeux, même si la commissaire elle-même ne l’évoque pas : la création comme exit de la mélancolie.

Avec : Katerina Apostolidou (Grèce) ; Marc Bauer (Suisse/Allemagne) ; Sara Sejin Chang [Sara Van der Heide] (Corée /Pays-Bas) ; Marianna Christofides (Chypre) ; Depression Era (Grèce) ; Eirene Efstathiou (Grèce) ; Marina Gioti (Grèce) ; Jan Peter Hammer (Allemagne) ; Sven Johne (Allemagne) ; Yorgos Karailias (Grèce) ; Spiros Kokkonis (Grèce) ; Ariane Loze (Belgique) ; Adrian Melis (Cuba/Espagne) ; Tom Molloy (Irlande /France) ; Dimitris Mytas (Grèce) ; Jennifer Nelson (USA) ; Yorgos Prinos (Grèce) ; Chrysa Romanos (Grèce) ; Hans Rosenström (Finlande) ; Georges Salameh (Liban / Grèce) ; Nestori Syrjälä (Finlande) ; Thu Van Tran (Vietnam / France) ; Dimitris Tsoumplekas (Grèce) ; Bram Van Meervelde (Belgique)

Au milieu de l’espace d’exposition, l’inoubliable et formidable Lettre à Poutine (Dear Vladimir Poutine) de Sven Johne : un ingénieur à la retraite (joué par l’acteur allemand Gottfried Richter) prend sa douche. Les mains de l’homme savonnent et savonnent, son corps, ses aisselles, sa poitrine, ses fesses, ses pieds, et savonnent encore, et la qualité de la vidéo est telle que le spectateur sent, en la regardant, le bienfait de la douche sur sa propre peau, et que désormais, je ne puis plus prendre de douche sans revoir ce corps, dans sa volupté savonnante, les cellules mortes éliminées, l’eau qui laisse la peau fraîche, fût-elle vieillissante. Mais il n’y a pas que la douche bien sûr… l’homme se parle à lui-même, il « répète » son message à Vladimir Poutine, il parle du passé, de l’amitié d’alors, de l’impossibilité — de l’impuissance encore — dans laquelle il se trouve, sans l’aide de Poutine, à trouver la justice, la paix et la solidarité qu’il appelle pourtant de ses vœux. Une vidéo qui n’est pas sans évoquer le chef d’œuvre de Deimantas Narkevicius, Energy Lithuania.

© Sven Johne, video on vimeo : https://vimeo.com/273272461

Presqu’en regard, la vidéo, ou plutôt les vidéos d’Ariane Loze, son autoportrait, ou plutôt ses autoportraits multiples. Impotence fait partie de la série MOWN (Movies on my own), des vidéos produites en  complète autonomie, Ariane Loze étant non  seulement réalisatrice, scénariste, monteuse, costumière, régisseuse son et lumière, mais  encore, ici, interprète d’elle-même dans toutes ses différentes versions. Une formidable oscillation entre désespoir et énergie, rires et larmes, cris de profonde détresse et négociation. Comme une sociocratie de soi-même, pour réparer le monde, ou plutôt pour y survivre, simplement, non sans joie.

mounir fatmi – The Process @Wilde Gallery

mars 14, 2019

The exhibition « The Process » is like a book that we can start reading in the middle. It is a series of thoughts, phenomena, an elaborate sequence of operations to reach an outcome that is ultimately the extension of the artist as a Medium. Influenced by the idea of the death of the media and by the collapse of industrial and consumerist civilization, mounir fatmi developed a reflection on the status of the work of art which is between Archive and Archaeology. Through his approach, he also develops a thought on the history of technologies and their influences in popular culture. Since the beginning of his artistic research, he has been interested in the subject of the Medium by using materials such as old typewriters, antenna cables, photocopiers or VHS cassettes. In this way, he questions the limits of memory, language and communication, while reflecting on materials that are becoming obsolete and have uncertain futures.

To know more, click here

ONGOING & UPCOMING

mars 12, 2019

in-our-dreams-2.png

SHARING PERAMA is an artistic and cultural ongoing project that aims to create links between the people of Perama (Greece) and contemporary art. The multi-faceted local project constructed around Robert Montgomery’s work will provide opportunities to experience art in the public space as a fertile ground for thought, confrontation, and discussion.

And the project is in motion! After receiving several donations and supports by private donors that allow the project to grow more and more, SHARING PERAMA has recently been receiving major institutional supports from the British Council, the Swiss Embassy in Greece and Outset Contemporary Art Fund (Greece) .

Following the invitation by the British Council to present SHARING PERAMA at the « Co – Museum conference » at Benaki Museum (November 2018), we are very pleased to announce that the British Council is officially giving its support to the participation of Scottish artist Robert Montgomery in our programme. One of the British Council’s greatest aims is to showcase the best of the UK in Greece, to broker meaningful cultural relationships and to create a friendly knowledge and understanding between the people of the UK and the rest of the world. It is a great honor for SHARING PERAMA and Robert Montgomery to be part of this vast program.
SHARING PERAMA is also sponsored by Outset Contemporary Art Fund (Greece), an independent charitable organisation supported by NEON. Outset’s missions is to direct funds to promote contemporary art in Greece based on the firm belief that art’s key role is to bring contemporary culture closer to everyone. SHARING PERAMA is very honored to participate in this attempt of broadening the creation and appreciation of contemporary art thanks to Outset.
Furthermore, the Swiss Embassy in Athens has been supporting the project since it’s initiation, following its progress step by step and encouraging its various aspects, whether artistic or cultural, with a particular interest towards the future pedagogic programs of SHARING PERAMA.

Check out the brand new website!

capture-de28099ecc81cran-2019-03-08-acc80-15.37.23.png 

ONGOING

 

SILENT PEACE

With AMI, mounir fatmi, Pavlos Nikolakopoulos & Guillaume Varone

Atelier AMI
10 rue du Gothard, Chêne-Bourg
Welcome by appointment, contact guillaumevarone(at)hotmail.com

fatmi-occulus.png

The first exhibition held @ the new address of ANALIX FOREVER MOVING ART, entitled “SILENT PEACE”, is on since February 1rst, but is moving along. While the title of the exhibition is after a masterpiece sculpture by Pavlos Nikolakopoulos, the “musical silence” of the exhibition is henceforth magnified by mounir fatmi’s photographs of the ancient jail of Kara in Morocco. These iconic, serene images show how nature may overcome even jailing: the oculus of the ancient prison are progressively invaded by plants, herbs, leaves… The Wall also presents itself as an apparently peaceful horizon while revealing an implicit exhortation to freedom… A number of Nikolakopoulos’ white metal pieces surround and frame the works by AMI, portraits and souvenirs of the shipyards of Perama (see below), while the Swiss photographer Guillaume Varone shows new photographs of sublime beauty from his series Intimacy.

capture-de28099ecc81cran-2019-03-08-acc80-15.37.23.png 

UPCOMING

 

Opening March 28
CONNECTIONS

With Janet Biggs & Yapci Ramos

Curated by Paul Ardenne & Barbara Polla
Espacio de Arte Contemporáneo (EAC), Montevideo, Uruguay

capture-de28099ecc81cran-2019-03-08-acc80-16.31.12.png

 

March 31, 5pm

Barbara Polla is invited by the artist Patricia Terrapon for a reading of her latest poem Just before love, published in the New River Year Book, for the finissage of Terrapon’s current group exhibition « Préliminaires ».
Villa Dutoit, Geneva
« La poésie : cette musique qui grandit comme un arbre dans la liberté du ciel » (Jean Starobinski)

terrapon-new-river.png

 

Opening April 6
Hommage à Leonardo De Vinci

Group show organized by Patricia Laigneau
With works by Pierre Ardouvin, Adel Abdessemed, Giulia Andreani, Delphine Balley, Katia Bourdarel, Catherine Bret-Brownstone, Antonella Bussanich, Alessandra Caposacqua, ChangKi Chung, Céline Cleron, Nicolas Darrot, Laurent Grasso, Christian Hidaka, Ange Lecia, Wolfe von Lenkiewicz, Fabien Merelle, Jean-Luc Moerman, ORLAN, PANAMARENKO, Laurent Perbos, Alessandra Ragionieri, Antoine Roegiers, Daniel Schlier, Andres Serrano & Jean-Luc Verna.
Château du Rivau, Lémeré

mariella.png

 

Opening April 13

MOVING WOMEN

Moving images investigating the ways contemporary artists depict the notion of « feminity »
With Laurent Fiévet, Shaun Gladwell, Dana Hoey, Clare Langan, Erwin Olaf, Yapci Ramos, Mario Rizzi & Lee Yanor

Galerie Danysz
78 rue Amelot, Paris 75011

yanor.png

 

April 13 – 7pm

FESTIVAL RACCORD(S)

Lecture-Performance by Frank Smith & Julien Serve

POUR PARLER, the book published by Creaphis Editions, is released !
Following the exhibition POUR PARLER @ ANALIX FOREVER in Geneva, October 2015

Maison de la Poésie
157 rue Saint-Martin, Paris 75003

0de229fe-b1f2-467e-8109-c1a43e3a78b3-1.jpg.

 

Les Psychogrammes de Stefan Imhoof @MottAttoM

mars 8, 2019

9 mars – 3 avril
Avenue Giuseppe-Motta 20
CH-1202, Geneva

Les dessins, exécutés sur une trentaine d’années au Rapidolioner puis au Rapidograph Rotring de 0,18 et de 0,25 mm, ont été réalisés à la manière de griffonnages, lors de séances administratives au cours desquelles la main s’est déployée, sans véritable contrôle de l’esprit. Chaque feuille a été remplie durant trois à quatre séances et a donc nécessité entre 12 et 16 heures de travail.

Plus d’informations, ici

Préliminaires @Villa Dutoit

mars 7, 2019

Vernissage ce soir dès 18h30 à la Villa Dutoit.
Finissage, le 31 mars avec à 17h, avec une lecture performée de ”Just Before Love” par Barbara Polla.

Avec la participation, entre autres, de Patricia Terrapon avec son installation ”Sur les traces de Messaline”.

De Messaline à Shéhérazade …

Désir de femme ! Conté par Alfred Jarry : Messaline à sa fenêtre, seins fardés d’un baume doré et alanguis sur ses bras croisés, rêve de Priape.
A partir de cette image inspirante, une Shéhérazade sculptrice conte les mille et une formes mammaires qui s’offrent, tant à la dévoration du nourrisson qu’à la dévotion sensuelle de l’amant. De la simple contemplation à la caresse. Invitation à transgresser le tabou des expositions, le visiteur, ici, peut toucher !
Mais ce qui touche surtout, c’est le regard voyageur de l’artiste sur les collines tendres, les dunes et les vagues du corps de la femme.
D’une poitrine au vent, une main amoureuse magnifie la Vie. De l’élan de la jeunesse à la lassitude de la vieillesse, en passant par l’épanouissement de la maturité.
Est évoquée aussi, en filigrane, à travers de subtiles déformations, la douleur. Chairs aujourd’hui souffrantes de tant de femmes. Chairs humiliées par tant de prédateurs aveugles. Là, le regard posé est solidaire et compassionnel.
Transgenre dans le processus, puisque moulée dans un latex à usage masculin, à travers cette recréation partielle du corps, c’est une féminité pleine et rayonnante qui s’exprime : l’oeuvre sculptée de Patricia Terrapon Leguizamon, sa singularité, exhalant sensualité, tendresse et Beauté.

Michel Barras
Février 2019

%d blogueurs aiment cette page :