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Avant Paris, Abdul Rahman Katanani est à Beyrouth

septembre 20, 2018

A Beirut Art Fair, Abdul Rahman Katanani expose avec la galerie libanaise Agial des nouvelles sculptures. En fil de fleur barbelé…

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QUE FUT 1848 ?

septembre 18, 2018

22.09.18 – 24.03.19

Avec Julien Berthier, Francis Cape, Harun Farocki, Robert Filliou, Liam Gillick, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Rachel Labastie, Sarah Ortmeyer, Jean-Louis Schoellkopf, Allan Sekula, Klaus Staeck, Thierry Verbeke
Commissaire invité : Arnaud Dejeammes

Vernissage le samedi 22 septembre à 17h

FRAC Grand Large — Hauts-de-France
503 Avenue des Bancs de Flandres, 59140 Dunkerque

mer/vend : 14h/18h et le week-end : 11h/19h.
CONTACT
T: +33 (0)3 28 65 84 20
F : +33 (0)3 28 65 84 21
info@fracnpdc.fr

 

Révolutionnaire, l’année 1848 n’a cessé de hanter les artistes jusqu’à ce jour. De la fermeture des ateliers nationaux aux délocalisations, de la révolution industrielle à l’émancipation ouvrière, du droit au travail au droit du travail, l’exposition « Que fut 1848 ? » invite à s’interroger sur ce mitan du XIXe siècle. L’exposition au Frac Grand Large revisite cet héritage souvent oublié à travers un parcours artistique mais aussi historique et littéraire qui s’appuie sur les collections publiques et sur l’histoire de Dunkerque.
À un moment de notre histoire contemporaine, de changement et de redéfinition du travail, l’exposition propose de « ré-activer » 1848 !

L’exposition « Que fut 1848 ? » s’inscrit dans le prolongement d’une réflexion et d’une programmation autour du travail initiées au Frac Grand Large — Hauts-de-France en 2018. En confiant le commissariat d’un nouveau projet à Arnaud Dejeammes (dont les derniers travaux se focalisent sur les pratiques artistiques qui s’emparent de l’économie en tant qu’objet esthétique, matériau ou terrain d’intervention), l’idée a été ici de privilégier un angle d’approche économique, tout en continuant à puiser parmi les œuvres de la collection.

Arnaud Dejeammes

VISITE COMMENTÉE DE L’EXPOSITION
Tous les samedis à 16h30

RENCONTRE AVEC THIERRY VERBEKE
Vendredi 30 novembre à 18h30

RENCONTRE AVEC ARNAUD DEJEAMMES
Dimanche 2 décembre à 15h

LES PROJECTIONS SURPRISES !
Dimanches 28 octobre, 25 novembre et 30 décembre

 

Plus d’informations, ici

LA PRISON EXPOSÉE SUR LE CHAT PERCHÉ

septembre 12, 2018

Aborder la question de la liberté et des droits humains, c’est ce que propose Barbara Polla, commissaire d’une série d’expositions passionnantes sur le thème Art & Prison. Ce nouvel accrochage, réalisé en étroite collaboration avec la prison de Champ-Dollon, plonge le visiteur dans l’univers carcéral. Il met en lumière l’acte de création en présentant notamment des objets conçus par les prisonniers eux-mêmes.

L’exposition célèbre les 40 ans de deux institutions que tout oppose: La prison de Champ-Dollon et la Fondation pour l’Histoire des Suisses dans le Monde qui fête sa quarantième année de présence au Château de Penthes. A l’entrée, le ton est tout de suite donné par une œuvre de Robert Mongomery, mettant en lumière un de ses poèmes évoquant à la fois les prisons réelles et mentales. « Mieux vaut la pluie sur les fenêtres du château que le Château lui-même »  Il nous invite également à nous interroger sur nos engagements: « Mieux vaut être brûlé que capturé ».
Robert Montgomery
Laure Tixier

Résonances

Chaque pièce de l’exposition fait écho à une autre. Dans le couloir, à même le mur, on aperçoit un énigmatique dessin crayonné par Laure Tixier, évoquant les fanons d’une baleine. Mais que cela peut-il signifier? C’est dans la salle suivante, sur l’un des clichés de Victor Fatio, que l’on obtient la réponse: il s’agit du portail de la prison de Champ-Dollon, établissement dans lequel l’intégralité des photographies a été prise. Ici, on est plongé dans l’univers froid et stérile du monde carcéral qui, à plusieurs égards, peut rappeler celui des hôpitaux. Une certaine poésie se dégage pourtant, incarnée sur une image par un brin de verdure, sur une autre par des flocons de neiges… Le photographe a néanmoins pris le parti de ne pas montrer les prisonniers, renforçant ainsi le sentiment d’isolement. On retrouve cette démarche dans le film d’Ali Kazma qui, à la manière de caméras de surveillance, capture les pièces et couloirs d’une prison située à l’est d’Istanbul. Ici aussi: aucune prise de vue frontale des détenus. Leur présence ne peut être décelée que par l’intermédiaire des vidéos de surveillance disséminées dans l’établissement et évoquée que par les objets personnels laissés dans les cellules. Cette absence d’être humain met en exergue ce sentiment de déshumanisation déjà induit par la nature des lieux. Car au fond, toutes les prisons se ressemblent: leur architecture même est conçue pour optimiser le contrôle des détenus et gommer leur individualité. Ce constat est d’autant plus flagrant en observant les œuvres de Laure Tixier. Les formes noires et abstraites accrochées aux murs stimulent notre imagination (que représentent ces symboles?) jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’elles sont calquées sur les plans architecturaux de différents lieux de détention.

L’art, ciment de l’humanité

Si l’imagination nous joue parfois des tours, il en est toutefois largement question au sein de l’exposition car elle revêt peut-être pour l’âme humaine – d’autant plus dans des conditions carcérales – de propriétés salvatrices. Une salle expose les créations de prisonniers politiques: des objets conçus durant leur détention à l’insu des gardiens, fabriqués à base de bout de ficelles, de mies de pain et de tout autre matériau récupéré. Ces réalisations qui, réunies ensemble, rappellent étonnamment les arts tribaux, témoignent avec force du besoin fondamental d’expression et apparaissent comme des symboles de résistance. Privés de liberté, privés d’exprimer leur opinion, les détenus trouvent dans la création un moyen de survivre. Les témoignages poignants de ces détenus, capturés par Joana Hadjithomas & Khalil Joreige sont diffusés sur deux écrans.

Victor Fatio
Ali Kazma

Curiosités carcérales

Les dessins de Patrick Tondeux, dessinateur de presse, nous invitent à observer les détenus de la prison de Champ-Dollon dans leur vie quotidienne. La technique du dessin permet de poser un regard affranchi du sentiment d’intrusion dans leur sphère privée tout en dévoilant leurs portraits. La visite se termine par une salle exposant les objets créés par des détenus de la prison de Champ Dollon. Pour la plupart, ces objets ont été confisqués car contraires au règlement de l’établissement. Le contexte est ici complètement différent de celui des prisonniers politiques. Les objets créés avec ruse sont utilitaires et non plus purement artistiques. Présentés presque tels que dans un cabinet de curiosités, ils témoignent de la vie en prison et de l’ingéniosité dont font preuve certains pour échapper au cadre qui leur est imposé.

Que ce soit par le regard extérieur d’artistes ou par celui des personnes incarcérées, l’art ici présenté nous interroge sur la condition humaine, mettant en lumière l’humanité qui réside en chacun. L’exposition offre au visiteur une multitude d’angles de vues sur un thème souvent ignoré – peut-être par commodité – remettant en question le concept même d’enfermement. Une expérience enrichissante à vivre soi-même jusqu’au 15 décembre 2018 au Château de Penthes. La prison exposée: Champ-Dollon à Penthes jusqu’au 15 décembre 2018 Chemin de l’Impératrice 18 1292 Pregny-Chambésy http://www.penthes.ch/musee
Laure Tixier
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Robert Montgomery : burn out

septembre 7, 2018

Robert Montgomery, “And the screens that circle you like butterflies now”, Analix Forever, Genève. A partir du 13 septembre 2018.

Robert Montgomery expose chez Analix Forever ses plus récents travaux .La peinture y est considérée comme un palimpseste. Celui qui a commencé sa carrière comme peintre plus « classique » (exposé entre autres au Museum of Fine Arts de Houston), pour ses nouvelles peintures Montgomery retravaille les compositions de Malevitch (ce qu’il pratique depuis longtemps). Il y superpose des inserts poétiques actifs.

Pour le peintre américain le « Modernisme » de Malevitch n’est pas un style mais une morale à laquelle il ajoute ses propres utopies inhérentes à notre époque de crise sociale et écologique. Il revendique la poésie visuelle contre le consumérisme, la douceur face à la peur et la haine afin que son néo-« Modernisme » s’élève contre le « trumpisme ». Par ses photographies et ses panneaux de « poésies de feu », l’artiste trouve dans un dispositif de communication directe avec ceux et celles qui lisent ses textes en ignorant éventuellement tout de l’art.

Pour parvenir à ses textes terminaux l’artiste « écrit comme un fou » puis trie. Il ne garde que ses « manifestes idéalistes » capables de faire réagir ceux qui sont désolés ou révoltés par l’état du monde. L’artiste trouve ainsi un ton, une voix pour ce qui engage à une « conversation inconsciente collective ». Pour la survie de l’existence humaine, l’artiste pratique la créativité́, l’amour afin que disparaissent le marais des politiques et des technologies et celui des jeux de pouvoir parsemé́ de feux follets. Bref Montgomery ne s’accommode pas du monde tel qu’il est : il le fustige.

Jean-Paul Gavard-Perret

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VIS A VIS AVEC ABDUL RAHMAN KATANANI

septembre 7, 2018

VIS A VIS / 8 SEPT – 20 OCT 2018 / 78 rue Amelot Paris 11

ANDRÉ SARAIVA, NICOLAS BIANCO, LIU BOLIN, FAILE, JULIA HAUMONT, JAMES MCNABB, DAVID MORENO, PRUNE NOURRY, FELIPE PANTONE, ABDUL RAHMAN KATANANI, VHILS

©Abdul Rahman Katanani & Charles Petillon

Pour commencer cette nouvelle saison la galerie Danysz est heureuse de présenter ses coups de cœurs, les choix qu’elle défend depuis des années côte à côte avec ses découvertes du moment. La galerie crée un dialogue entre artistes confirmés (tels Vhils, Liu Bolin ou André Saraiva et de nouveaux talents exposés pour la toute première fois tels Julia Haumont, fraîchement diplômée des Beaux-Arts de Paris, ou le niçois Nicolas Bianco). Cette exposition de groupe met en vedette les œuvres de douze artistes contemporains.

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AND THE SCREENS THAT CIRCLE YOU LIKE BUTTERFLIES NOW, ROBERT MONTGOMERY IN GENEVA

septembre 5, 2018

AND THE SCREENS THAT CIRCLE YOU LIKE BUTTERFLIES NOW

ROBERT MONTGOMERY

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Opening September 13, 2018
ANALIX FOREVER is very pleased to welcome a new exhibition by
Robert MONTGOMERY, more than ten years after the first exhibit and poetry night at Rue de l’Arquebuse.

AND THE SCREENS THAT CIRCLE YOU LIKE BUTTERFLIES NOW

This exhibition unfolds on three sites throughout Geneva: in the gallery at 2 rue de Hesse, in Atelier AMI in Chêne-Bourg, and at Château de Penthes.

At Analix Forever, 2 rue de Hesse, Montgomery is showing some of his most recent works: painting as a palimpsest. Montgomery started his career with painting, notably in his residency in the Museum of Fine Arts, Houston, Texas. For these new paintings, Montgomery has re-worked compositions by Kazimir Malevich with his texts layered on top. For Montgomery, Modernism isn’t a style, it is a set of moral values invested in equality and enlightenment and public education. Montgomery proposes his own utopias, challenging the crisis we face, whether socio-political or ecological. Proposes poetry in place of consumerism, openness in place of fear, beauty
and kindness in place of hatred, and his own view on Modernism in
opposition to Trumpism.

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Montgomery made initial references to Malevich long ago, and those may be found in his photographs of his public works, billboard poems and fire poems, that can seen at Atelier AMI in Chêne-Bourg. Here is what Montgomery say about his public works, “I’m interested in that grey space where if it’s not an art audience and they don’t know my work, they don’t even know it’s art. I’m really interested in that direct communication with those who are reading the text and can’t categorize it. I think for a certain group of people if you say it’s contemporary art they sort of slightly switch off, so it’s great if you can reach those people without them knowing it’s art. Sometimes I write like a madman and sometimes I write so it sounds like a sort of inspirational idealistic manifesto and I sometimes I write them so that they sound quite angry; so I’m conscious of the difference in the tone of voice, as if it might be a collective unconscious speaking.”

At Château de Penthes, Robert Montgomery welcomes us with his always lightening LEDs attract the viewers from far away, also in the night, like poetic moths, RATHER BURNED THAN CAPTURED… The exhibition LA PRISON EXPOSÉE, Champ-Dollon à Penthes (curator, Barbara Polla) is prolonged till December 15, but thanks to generous donators, this work will remain at the Château for much longer.

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Robert Montgomery & Analix Forever were also awarded the ICONA prize in Verona, Italy, 2016, and thanks to Giovanni Milesi, the awarded work is henceforth in the permanent collection of Museo Mart.

PARÉIDOLIE, I WANT TO BELIEVE

septembre 2, 2018

Il y a cinq ans, un groupe de femmes, artistes, amantes de l’art, organisatrices, lancent le délicieux salon Paréidolie. Paréidolie a fait des vagues, des bleues, des jaunes, des roses … et 5 ans après, voilà que Paréidolie rejoint le firmament du J1.

Analix Forever, présente depuis le début, avec des dessins de mounir fatmi, Shaun Gladwell, Pavlos Nikolakopoulos, Julien Serve, avec l’inoubliable Rhinocéros du même Julien Serve revisité de Dürer, proposait l’an dernier une programmation vidéo, et revient encore cette cinquième année avec une performance de l’artiste italien Gianluigi Maria Masucci, une performance sur l’eau, la Méditerranée, la géométrie de la rencontre, le dessin bien sûr à deux mains à dessein évoquant Alighiero e Boetti, Masucci et son double.

« Regarder l’autre dans les yeux
comme une caverne obscure
attendre que scintille
la mise en mouvement
l’oscillation
entre énergie et mouvement
entre l’encre et le papier
l’eau coule comme l’encre
en cercles concentriques
traverse mon corps et
s’échoue sur le papier »

Gianluigi Maria Masucci, de Naples et Marseille, deux villes qui se ressemblent, le port, l’agitation, la vie, le mouvement, les voix, l’accent, les gens… ces gens qu’il va rencontrer, embarquer dans ses dessins d’illusionniste, dans ses phosphènes tels une Paréidolie… pas tout à fait une illusion.

Parce que le dessin, c’est un crayon et un papier, mais c’est aussi des fresques, des images mouvantes de toutes sortes, des performances, des mots, l’envers du ciel… la cabane de Jérémy Chabaud, la Cabane Georgina et ses extraterrestres, parmi lesquels Julien Serve

 

Et Conrad Bakker

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