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Samedi 25 janvier : ART NOW à Analix Forever

janvier 23, 2020

Visite de l’exposition de mounir fatmi avec Barbara Polla et Frédéric Elkaïm.

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La Galerie Analix Forever est ouverte du mercredi au vendredi de 13h à 17h30 et sur RV.

Elena ESEN vous fera volontiers une visite de l’exposition.

Artiste en résidence jusqu’au 1er février : Mimiko TÜRKKAN

Sketch connection – Le Chat Perché

janvier 22, 2020

« Cet hiver, la galerie Analix Forever nous invite à découvrir les dessins de mounir fatmi (toujours en minuscule!). Tel un scanner de l’esprit, les esquisses dévoilent le processus créatif de l’artiste. Une véritable réflexion sur les transmissions neuronales et les liens, chefs d’orchestre de nos pensées.

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© mounir fatmi, White Matter (2019)

Liaisons fructueuses

La pensée est au commencement de toute création. Les idées circulent à travers un réseau de connexions de neurones presque infini. Dans les dessins de mounir fatmi, cette image se mue en véritable fil conducteur. White Matter (2019), une série de six dessins sur papier de verre, nous fait découvrir des coupes de cerveaux parsemés de neurones et d’axones myélinisés. Cette plongée dans le système nerveux central d’un être, constitué de liaisons, nous renvoie aux connexions que tisse l’Homme avec ses semblables. Chaque dessin comporte une large bande noire. Représente-t-elle les barrières mentales que l’on s’érige trop souvent ou symbolise-t-elle plutôt un chemin, une direction? Le choix du support (papier de verre) donne un aspect givré, évoquant aussi la finalisation d’un projet ou d’une création. »

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Au CACY, « libres » : une réflexion sur toutes les prisons

janvier 21, 2020
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Au fond, les photos de Klavdij Sluban. Photo CACY, Yverdon-les-Bains 2019.

Etienne Dumont écrit dans Bilan :  » La prison se réinvite donc au Centre d’art contemporain d’Yverdon, ou CACY. Enfin, plus ou moins… Avec «Libres», qui en semble l’antithèse, le sujet s’est vu considérablement dilaté. La notion d’emprisonnement ne s’arrête pas aux barreaux. Il existe d’autres formes d’existences carcérales. On peut se senti remprisonné dans son corps. Au sein de sa famille. Par la surveillance informatique. Ou sous le coup de la solitude. Au thème principal vont donc s’adjoindre au CACY des variations. Céline Cadaureille propose une «Maison boulet» témoignant d’une violence domestique ou d’une monotonie familiale effrayante. «Windows» de Moumen Bouchala dénonce des «big brothers» à la fois réels, mais toujours invisibles et du coup un peu fantasmés. Ses fenêtres ne s’ouvrent sur aucun air du large.  »

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Les Paysages poétiques de l’âme

janvier 13, 2020

Mardi 14 à 12h30, au Cabinet d’Arts Graphiques (Musée d’Art et d’Histoire, Genève), Christian Rümelin, le Directeur du Cabinet, invite Barbara Polla à proposer une visite « surprise » de l’exposition de Paul Eliasberg. Les Paysages de l’âme d’Eliasberg inspireront la poétesse autour de trois thèmes principaux : les arbres, les cathédrales – et les liens esthétiques et symboliques entre arbres et cathédrales – et les îles grecques, qu’Eliasberg collectionna…

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers

Et comme disait Kavafis (traduit par Michel Volkovitch)

Quand tu te mettras en route vers Ithaque,
souhaite que le chemin soit long,
plein d’aventures, plein d’enseignements…

Une occasion aussi de rappeler que Christian Rümelin est particulièrement sensible à la poésie : on se souviendra qu’il avait exposé Miro et Eluard, et présenté le livre publié par Gérald Cramer, À toute épreuve

Soleil de proie prisonnier de ma tête,
Enlève la colline, enlève la forêt.
Le ciel est plus beau que jamais.
Les libellules des raisins
Lui donnent des formes précises
Que je désigne d’un geste.
Nuages du premier jour,
Nuages insensibles et que rien n’autorise,
Leurs graines brûlent
Dans les feux de paille de mes regards.
À la fin, pour se couvrir d’une aube
Il faudra que le ciel soit aussi pur que la nuit.

Paul Eluard

Promenade poétique donc, du port d’Hambourg aux îles grecques, de Prométhée à Saint Séverin, de Notre-Dame d’Evreux au Mont Pélion, de Normandie à l’Olympe…

Plus de détails à retrouver mardi 14 dans La Tribune de Genève, sous la plume de Carole Extermann

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Paul Eliasberg, Prometheus ©Danielle Eliasberg, Cabinet d’arts graphiques du MAH, photo : A. LongchampEnter a caption

 

 

 

« Maïa Mazaurette manipule le phallus, avec ses mains, ses pinceaux et ses mots »

janvier 7, 2020

Jean Marc Lebeaupin écrit sur ArtsixMix : « Maïa Mazaurette : Une ode au corps masculin et au phallus. Montrer que l’homme est désirable et placer celles et ceux qui le regardent et l’admirent dans la position de sujets du désir et non plus d’objets.

Oui j’aime les femmes, bien plus que les hommes. Pourquoi me direz-vous ? J’aime la conscience des femmes à exister et à partager, à aimer et à concevoir, à dire, à faire, à créer, à imaginer, à nous rendre la vie imprévisible et cela de la plus belle des manières. Sans les femmes que ferions-nous, nous les hommes ? A part nos branlettes habituelles, nous n’existerions pas. Car sans la femme il n’y a point d’homme.

Ces hommes qui nous gouvernent partout dans le monde et qui nous entraînent chaque jour dans le pire. Cela suffit ! Ils nous faut des femmes dans tous les prises de décision. Oui les femmes ne sont pas toujours gentilles et je le sais. Mais elles sont brillantes, innovantes, captivantes, à la recherche du bien être, du bien vivre dans le respect de l’autre.

De fait l’homme et le pendant de la femme et réciproquement. L’un ne devrait pas aller sans l’autre. Beaucoup plus de femmes ont changé le monde avec intelligence, que d’hommes l’ont fait dans la cruauté. L’amour de l’homme pour le sexe féminin est bien souvent binaire, brutale et vulgaire, sans autre finalité que d’avoir tirer son coup.

Comme le dit Barbara Polla, le jour où l’homme comprendra qu’il n’est pas qu’un tireur mais que lui aussi fait partie de la vie qu’il insuffle, il ne sera plus qu’un simple reproducteur, mais un être capable d’émotion et de compassion.

Je rencontre souvent des femmes dans mon travail, qui comme Barbara Polla conjugue les artistes dans ce qu’ils ont de mieux, qui les aide à s’exposer et à exister davantage au yeux de plus grand nombre. De plus Barbara sait lire, raconter et écrire des partitions et des histoires de vie, qui servent à la réflexion de tout à chacun. Galeriste et plein d’autre chose encore, elle reçoit chez elle des créateurs et des créations.

Actuellement toujours dans sa quête de recherche sur les plaisirs de la vie, elle m’a proposé la rencontre avec une autre non moins célèbre femme qu’est Maïa Mazaurette.

Maïa Mazaurette journaliste, chroniqueuse, auteure est aussi plasticienne, à passer de nombreux mois à mettre sur papier le corps, et le sexe masculin. Ce n’est pas du tout un exercice de style, mais une véritable approche du pénis dans ce qu’il a de beau et d’élégant, dans la pudeur de l’homme qui se montre ainsi à la femme. Maïa Mazaurette plus que d’autre sait de quoi elle parle, et c’est vrai qu’elle parle admirablement du sexe dans tout ce qu’il a de bon et de beau, et pour aussi dire que l’homme est désirable “de placer celles et ceux qui le regardent et l’admirent dans la position de sujets du désir et non plus d’objets“.

Et comme le dit Barbara Polla : “Une position féministe certes, mais aussi et surtout une position future, ouverte, joyeuse, partagée, qui rend d’emblée obsolète bien des controverses.

Ces oeuvres réalisées à New York, sont à découvrir dans le cadre intime de l’appartement de Barbara Polla à Paris, avant qu’elles ne soient présentées à la galerie Analix Forever à Genève.

Maïa Mazaurette publie deux livres en ce début janvier : Le Sexe selon Maïa, aux éditions de la Martinière, et Sortir du Trou, Lever la Tête, chez Anne Carrière. »

Pour lire l’article : cliquez-ici

Epiphany: I want the female gaze to conquer the world

janvier 5, 2020

On the Night of Epiphany, one year ago exactly, in Athens, during the “Logos Night”, I presented for the first time Maïa Mazaurette’s work. One of my obsessions indeed is to fight against the concealment, the silencing of female voices, and in particular, of our voices about our own sexual pleasure. My weapons for this fight are words and images, Poetry and Art. We call it “The Pleasure Revolution”.

And so talked Maïa Mazaurette: “As a columnist for French newspapers, magazines and radio stations, I’ve been writing about sexuality and women’s rights for more than 15 years. That has given me plenty of occasions to notice the obvious: we might say that we’re a free society, that desire knows no borders or genders, that women won the right to raise their voices in the controversial world of eroticism… it simply is not true.”

So here we are, with a constant stream of women more or less dressed, more or less vulnerable, eroticized in any imaginable costume, situation or color. I have no issue with that. Men celebrating their desire is healthy, and flattering. As a woman, I look at men, appreciate them. I want them, sometimes carnally and violently, sometimes as pure objects of contemplation. On occasion, I even want to be them.

Not that male bodies are never objectified: they definitely are… by gay artists. Whose art I treasure. But their obsessions are not mine, and women can’t just rely on men’s creativity. As feminists, such behavior would politically undermine our efforts, giving arguments to those who see us as puritanical.

My creative process mirrors my opinions. I’m not painting to comment harshly on men. For now, my personal quest is the pursuit of mainstream displays of beauty. My desire is not subtle. I don’t want it to be. I want it to be received at face value.

In my pictures you will see beautiful men, mostly naked. Or sex interactions, seen from a woman’s point of view. I add to my paintings a few elements traditionally considered as feminine: quilting, sewing, ribbons, soft “romantic” colors. I want the viewer to immediately know that I’m a woman.

In the years to come, I intend to dedicate more and more time to painting. I am still a beginner. But I am a ferocious one. I want this art to be shown, explained and discussed. But more than anything, I want to see the female gaze conquer the world.”

Une ode au corps masculin : Princesse !

janvier 3, 2020

Dans la suite logique de l’exposition de 2012 intitulée « Beautiful Penis » dans le cadre de laquelle Barbara Polla présentait, à la galerie Nuke à Paris, douze artistes femmes représentant la beauté du sexe masculin en gloire – qui sous forme de parfum comme Katerina Jebb, qui sous forme de pièce sonore comme Leslie Deere, qui encore de manière très explicite comme Sarah Lucas ou Tracey Emin, qui en vidéos provocantes comme Elena Kovylina ou Joanna Malinowska – et des conférences et livres qui ont suivi – la galeriste, commissaire d’exposition et écrivaine suisse est fière aujourd’hui de présenter la première exposition des œuvres sur papier de Maïa Mazaurette à Paris et à Genève.

Mais, Maïa Mazaurette n’est-elle pas chroniqueuse, essayiste, romancière ?

Certes. Maïa Mazaurette d’ailleurs publie deux livres en ce début janvier : Le Sexe selon Maïa, aux éditions de la Martinière, et Sortir du Trou, Lever la Tête, chez Anne Carrière. Mais elle est aussi artiste. Et pas des moindres. Les œuvres présentées ne sont nullement une illustration qui serait certes pertinente des livres qu’elle publie au même moment. Non : Maïa Mazaurette travaille depuis deux ans, dans l’intimité, dans la discrétion, avec plusieurs modèles masculins, et présente aujourd’hui le fruit d’une recherche remarquable, à la fois académique et téméraire, esthétique et amoureuse, engagée et voluptueuse, dans la veine d’une grande peinture de nus intemporelle, traversant allégrement siècles et millénaires.

À la question plusieurs fois posée par Barbara Polla, pourquoi les femmes ne représentent-elles pas l’organe sexuel masculin en gloire ?, l’artiste répond par une série d’œuvres dont la beauté plastique et la ferveur ne laissent que peu de place à la critique maintes fois entendue par l’auteure de l’Eloge de l’érection : sublimer le phallus masculin, c’est se faire le suppôt du patriarcat. Bien au contraire, nous disent les œuvres de Maïa Mazaurette : c’est montrer que l’homme est désirable et placer celles et ceux qui le regardent et l’admirent dans la position de sujets du désir et non plus d’objets. Une position féministe certes, mais aussi et surtout une position future, ouverte, joyeuse, partagée, qui rend d’emblée obsolète bien des controverses. Comme le dit Pascal Quignard, «L’art préfère toujours le désir. L’art est le désir indestructible. » À cette aune, Maïa Mazaurette est une grande artiste.

Réalisées dans le cadre intime de l’appartement de Maïa Mazaurette à New York, la première monstration de ses œuvres est à découvrir dans le cadre intime de l’appartement de Barbara Polla à Paris, avant qu’elles ne soient présentées à la galerie Analix Forever à Genève.

Pour voir les oeuvres à Paris : contacter barbara.s.polla(@)gmail.com

Princesse !

À lire aussi, ici : Apologie de l’inversion, un texte de Barbara Polla à propos des œuvres de Maïa Mazaurette, in : Curiosités Contemporaines, Ed. Lisa Toubas, 2019.

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