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ALI KAZMA DANS LE GUIDE HAZAN DE L’ART CONTEMPORAIN

octobre 25, 2018

Jungle, terra incognita…, pour beaucoup l’art contemporain est inaccessible. Trop difficile à atteindre, impossible à comprendre. Pour certains l’art est une affaire sérieuse, une cosa mentale comme le disait Léonard de Vinci. Pour d’autres, c’est avant tout un plaisir rétinien. D’aucuns y consacrent tout leur temps et leur argent. D’autres leurs loisirs, primes et dividendes. Il y a ceux qui voudraient… mais qui n’osent pas. Dans tous les cas, qu’on soit petit ou gros collectionneur, qu’il s’agisse d’un passe-temps ou d’un plein temps, il faut savoir comment et où acheter.

Chaque année, le guide Hazan sort sa sélection internationale d’artistes, afin d’orienter l’acheteur indécis dans le domaine de l’art contemporain. Écrit par Roxana Azimi, il n’est ni exhaustif, ni confidentiel, et s’adresse à toutes les bourses de collectionneur. Sa liberté de ton, arbitre subjectif du goût, détermine le choix des quelque 200 artistes, plus de 100 galeries ou centres d’art, et 11 salons ou foires référencés.
L’auteur a choisi des artistes dont le travail ne se limite pas aux installations tentaculaires destinées aux musées, privés ou publics, mais dont l’œuvre s’exprime aussi dans des plus petits formats. Les collectionneurs chevronnés, rompus à l’art de bien acheter, s’y retrouveront, car sont également proposés des créateurs singuliers qui n’occupent pas toujours le devant de la scène médiatique.

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DANS LA FORÊT, DEMAIN

octobre 17, 2018

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Opening October 18 / 11 am – 10 pm
October 18 – 21
Booth 37 / Carreau du Temple, 75003


Franco-Palestinian artist Abdul Rahman Katanani is known for his works made with banal materials from his life in the Sabra refugee camp in Lebanon where he was born: barbed wire, corrugated iron sheets, raw wood. But Abdul Rahman Katanani also works in nature, or, more precisely, with nature. During his « Vent des Forêts » residency in 2017, the artist selected a huge tree in the heart of the forest in the Meuse region and bound to it parasitic fungi made of barbed wire. The artist expected that nature, like an artistic collaborator, would progressively cover the barbed wire with moss and foliage. But nature went even further: the very same tree Katanani had chosen was targeted during a violent storm that swept across the forest in September 2018. The damaged tree resembled a totem pole, an arm and fist raised to the sky, while the once soaring trunk and boughs retreated underground to a subterranean life.

At the Carreau du Temple, Abdul Rahman Katanani is presenting in his solo show, a powerful extraction from the forest: tree trunks clotted with barbed wire, a circle of children running around a glade. The “kids” wear corrugated iron dresses, crafted from the iron of oil barrels shot through by Katanani’s rifle bullets, in an artistic gesture reminiscent of Niki de Saint Phalle’s shooting paintings: a highly symbolic gesture of the transformation of the world.

Abdul Rahman Katnani was an award-winner at the YIA Art Fair in 2016, and one of his famed Olive Trees graces the cover of the fair’s 2018 catalog – and naturally, can also be found in his mythical Forest.

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L’artiste franco-palestinien Abdul Rahman Katanani est connu pour son travail avec les matériaux du quotidien du camp de Sabra au Liban où il est né : la tôle ondulée, le fil de fer barbelé, le bois. Mais Abdul Rahman Katanani travaille aussi dans la nature, ou mieux dit : avec la nature. Lors de sa résidence « Vent des Forêts » en 2017, l’artiste a choisi un grand arbre en plein cœur de la forêt de la Meuse et y a accroché des champignons parasites en fil de fer barbelé. L’artiste s’attendait à ce que la nature, co-créatrice de son œuvre, recouvre progressivement le fil de fer barbelé de mousse et de feuillages. Mais la nature est allée plus loin : elle a elle aussi choisi le même arbre comme cible, lors du violent orage qui secoua la forêt de la Meuse en septembre 2018 et l’arbre foudroyé ressemble désormais à un totem, à un manifeste, bras et poing tendus vers le ciel, au pied duquel son tronc élancé et ses branchages retournent déjà au sous-bois et à sa vie souterraine.

Au Carreau du Temple, Abdul Rahman Katanani présente en solo (du 18 Octobre au 21 Octobre 2018) une extraction puissante de la forêt, des troncs habillés eux aussi de fil de fer barbelé, et une ronde d’enfants courant autour de la clairière du stand. Des enfants habillés de vêtements de tôle, la tôle de bidons d’essence trouée par les balles du fusil de Katanani dans un geste artistique qui évoque les tirs de Niki de Saint Phalle, un geste hautement symbolique de transformation du monde.

Abdul Rahman Katanani avait été primé en 2016 par la YIA Art Fair et l’un de ses célèbres Oliviers se retrouve en ouverture du catalogue 2018 – et, tout naturellement, dans sa Forêt mythique.

If you would like to have invitations sent to you, please contact barbara.s.polla(a)gmail(dot)com

Les anges de Robert Montgomery

octobre 14, 2018

À la galerie Analix, dans la rue … et sur le Chat Perché

© Frédéric Burnand

A la rue de Hesse, un poème lumineux rayonne à travers toute la rue et nous invite à enter dans la galerie. Whenever you see the sun reflected in the window of a building it is an angel ] (traduction: A chaque fois que tu vois le soleil se refléter dans la fenêtre d’un bâtiment, c’est un ange) Ici, la forme fait écho au fond car la nuit tombée, l’oeuvre lumineuse se reflète sur les vitrines des alentours. Dans la galerie, l’artiste nous propose de la poésie comme arme contre la morosité ambiante. Avec ses propres utopies, il remet en cause les crises économiques et écologiques auxquelles nous sommes confrontés. Malgré leur ton rêveur et engagé, ses textes évoquant les problèmes environnementaux et sociétaux ne surfent pas sur la vague healthy-bobo. D’ailleurs dans Modernism isn’t a style (2018) ils nous rappellent bien que le modernisme est un rêve et non un style ou un effet de mode.

Plus loin, on découvre le clou du spectacle: And the Screens (2018) où un poème se pose délicatement sur une composition de Malevitch, Torso (Transformation of a new Image)(1928-29). L’humain et son environnement sont ici le centre de l’œuvre. Le sommet du crâne de l’homme est tronqué, renforçant ainsi son importance, lui donnant l’illusion de sortir de la toile. [ And the screens that circles you like butterflies now // All your tomorrows turned to electric waterfalls. Modernism isn’t a style Modernism is a dream of fair taxation and gender equality, a rise of beauty and kindness / A blind dream of love, a promise of civilisation ] Sans oublier l’utopie d’un monde meilleur où les êtres seraient égaux et vivraient en harmonie avec la nature. Telle une promesse d’un avenir impossible, cette œuvre tente de réveiller un rêve enfoui.

ABDUL RAHMAN KATANANI : The best border is no border

octobre 12, 2018
Merci à Yazid, merci à tous ceux qui ont soutenu ABDUL RAHMAN KATANANI, artiste franco-palestinien dès aujourd’huile passeport français lui ouvre désormais les portes du monde entier. Vive la France, la culture française et l’art, l’art quand il est nécessité vitale, la culture quand elle est vivante. Liberté, égalité, fraternité — et créativité ! Créativité : Abdul Rahman Katanani, DANS LA FORÊT (la forêt en Meuse en l’occurrence) présente un solo, avec des pièces inédites, au Carreau du Temple la semaine prochaine. Pour obtenir une invitation, merci de contacter barbara.s.polla(a)gmail.com.

Hinterland / Violaine Lochu

octobre 5, 2018

Vernissage le Samedi 06 Octobre 2018 de 18 h à 21 h
06.10 – 17.11.2018  / Galerie Dohyang Lee, 73-75 rue Quincampoix, 75003 Paris

Performance de Violaine Lochu, Magnetic Song, avec Chloé Breillot, le Samedi 06 Octobre 2018 à 19 h

Performance de Violaine Lochu, Fabula, avec Joëlle Lèandre, le Vendredi 09 Novembre 2018 à 19 h

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Le titre de l’exposition, Hinterland, renvoie à l’arrière-pays, un territoire à l’abri des vents et de la mer. Un territoire au sein duquel il est possible de prendre le temps, de se reconstruire. D’un point de vue métaphorique, Hinterland renvoie à ce qui n’est pas immédiatement visible. Il est le paysage arrière, les coulisses, l’intérieur du corps, ses fondations, ses organes et sa mémoire. Car il est ici question du corps. L’artiste en fait un outil, un instrument : le capteur, le récepteur et l’émetteur de langages intuitifs hérités de vies antérieures et/ou de traditions ancestrales. Violaine Lochu est à l’écoute de son corps, de ses expériences, de ses langages et de ses écritures. Les œuvres donnent un accès physique et sensoriel à cette écoute.

Un mouvement s’opère de l’aliénation vers l’autodétermination. « L’intrus m’expose excessivement. Il m’extrude, il m’exporte, il m’exproprie. »1 Son corps est à l’épreuve de violences plurielles : la chimie, le corps médical, les attentes et les injonctions d’une société qui ne ménage pas notamment les femmes. Une expérience que Violaine Lochu a souhaité mettre en espace, en sons et en images. Alors, l’espace même de la galerie est envisagé comme un corps sensible. Un corps puissant en phase de reconstruction. Le travail de réappropriation passe par un refus, celui d’être considérée comme une patiente, une entité passive en attente d’informations, de résultats, de précisions. En lutte contre une dépossession et une objectivisation, Violaine Lochu révèle, non sans humour, l’imaginaire subjectif de son corps. Dans cet état de rêve éveillé, elle décide de visualiser l’ensemble de ses organes et de leur attribuer un chant spécifique. Son corps se transforme alors en un orchestre polyphonique nous renvoyant une vie intérieure agissante, une symphonie singulière à travers laquelle le soin et la reconquête sont pensés par le chant.

Parce qu’elle ne se reconnaît pas dans l’imagerie médicale d’un corps objectivé, Violaine Lochu génère une représentation intime et subjective. Petit à petit, elle procède à un apprivoisement de son corps en s’autofilmant à la go-pro. Telle une archéologue scannant une statuette dont on ne sait plus rien, l’artiste travaille à une reconnaissance, une reconstruction, une reprise de soi. Hannah Wilke écrit : « Pour diffuser les préjugés de soi, les femmes doivent prendre le contrôle, être fières de la sensualité de leurs propres corps et créer ce qu’est la sensualité dans leurs propres termes, sans se référer aux concepts dégénérés par la culture. »2 Le triptyque vidéo participe d’une affirmation, celle d’une maîtrise nouvelle de son corps et de l’image de ce dernier. L’autofilmage est inhérent à sa pratique artistique. Depuis qu’elle a 16 ans, Violaine Lochu filme des fragments de son quotidien. 15 secondes, puis 15 secondes, puis 15 secondes… Montées ensemble, les secondes forment un film (Hinterland – 2018) qui réunit douze années de vie, un journal visuel, sensoriel, sonore. Un récit sans chronologie, « des strates de vie » en coexistence les unes avec les autres. La question du temps est centrale dans sa pratique. L’artiste accorde autant d’importance à ce qui est visible à ce qui ne l’est pas. Elle explore ainsi différentes temporalités mêlant le passé, le présent et le futur pour déplacer les représentations passives du corps féminin. « Je suis préoccupée par la création d’une image formelle qui soit spécifiquement féminine, un nouveau langage qui fusionne l’esprit le corps en des objets érotiques qui à la fois suffisamment abstraits et nommables. Sa teneur a toujours été liée à mon corps et mes sentiments, reflétant le plaisir autant que la douleur, l’ambiguïté et la complexité des émotions. Des gestes humains, des symboles métaphysiques faits d’histoires superposées traduits dans un art proche du rire, faisant l’amour, de mains vibrantes. »3

Violaine Lochu est attentive aux signes, conscients et inconscients, qui bouleversent une mémoire élargie, composée de plusieurs vies réunies en un seul corps. La mémoire corporelle constitue un arrière-pays impossible à cartographier, dont il faut décrypter soigneusement les empreintes, les sensations, les réminiscences, les indices. Dans une pratique régie par l’intuition et l’analogie, l’artiste propose des gestes, des images, des partitions, des éléments d’écritures et de langages inscrits dans une mémoire étendue. Ce travail d’écoute et d’extraction de la mémoire du corps est devenu un moteur d’empathie, de résistance et d’empowerment vis-à-vis d’un système (patriarcal et médical) autoritaire et violent. Un moteur critique qui engage l’artiste au déplacement, à la désobéissance, au cri et à la résilience.

1. NANCY, Jean-Luc. L’Intrus. Paris : Galilée, 2010, p.42.
2. Hannah Wilke: A Retrospective, University of Missouri Press, 1989.
3. Ibid

 

Julie Crenn à Valognes, le 4 août 2018.

Avant Paris, Abdul Rahman Katanani est à Beyrouth

septembre 20, 2018

A Beirut Art Fair, Abdul Rahman Katanani expose avec la galerie libanaise Agial des nouvelles sculptures. En fil de fleur barbelé…

QUE FUT 1848 ?

septembre 18, 2018

22.09.18 – 24.03.19

Avec Julien Berthier, Francis Cape, Harun Farocki, Robert Filliou, Liam Gillick, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Rachel Labastie, Sarah Ortmeyer, Jean-Louis Schoellkopf, Allan Sekula, Klaus Staeck, Thierry Verbeke
Commissaire invité : Arnaud Dejeammes

Vernissage le samedi 22 septembre à 17h

FRAC Grand Large — Hauts-de-France
503 Avenue des Bancs de Flandres, 59140 Dunkerque

mer/vend : 14h/18h et le week-end : 11h/19h.
CONTACT
T: +33 (0)3 28 65 84 20
F : +33 (0)3 28 65 84 21
info@fracnpdc.fr

 

Révolutionnaire, l’année 1848 n’a cessé de hanter les artistes jusqu’à ce jour. De la fermeture des ateliers nationaux aux délocalisations, de la révolution industrielle à l’émancipation ouvrière, du droit au travail au droit du travail, l’exposition « Que fut 1848 ? » invite à s’interroger sur ce mitan du XIXe siècle. L’exposition au Frac Grand Large revisite cet héritage souvent oublié à travers un parcours artistique mais aussi historique et littéraire qui s’appuie sur les collections publiques et sur l’histoire de Dunkerque.
À un moment de notre histoire contemporaine, de changement et de redéfinition du travail, l’exposition propose de « ré-activer » 1848 !

L’exposition « Que fut 1848 ? » s’inscrit dans le prolongement d’une réflexion et d’une programmation autour du travail initiées au Frac Grand Large — Hauts-de-France en 2018. En confiant le commissariat d’un nouveau projet à Arnaud Dejeammes (dont les derniers travaux se focalisent sur les pratiques artistiques qui s’emparent de l’économie en tant qu’objet esthétique, matériau ou terrain d’intervention), l’idée a été ici de privilégier un angle d’approche économique, tout en continuant à puiser parmi les œuvres de la collection.

Arnaud Dejeammes

VISITE COMMENTÉE DE L’EXPOSITION
Tous les samedis à 16h30

RENCONTRE AVEC THIERRY VERBEKE
Vendredi 30 novembre à 18h30

RENCONTRE AVEC ARNAUD DEJEAMMES
Dimanche 2 décembre à 15h

LES PROJECTIONS SURPRISES !
Dimanches 28 octobre, 25 novembre et 30 décembre

 

Plus d’informations, ici

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