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POUR PARLER, Frank Smith et Julien Serve, à Art Genève, samedi à 15h

janvier 29, 2020

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POUR PARLER est une expérience de co-errance entre, d’une part, un ensemble de cent quinze sonnets de Frank Smith, qui tentent de creuser des brèches au sein des phénomènes de langue en interrogeant l’expérience de la signification, de la représentation mais aussi du savoir, de l’attente ainsi que le fait de voir, de dire ou encore de parler, et d’autre part, plusieurs centaine de dessins de Julien Serve, injectés dans les textes eux-mêmes. Faire commun ensemble.

Cette série de collusion entre les textes de Frank Smith et les dessins de Julien Serve est née sous l’impulsion de Barbara Polla. Elle a fait l’objet d’une exposition à la Galerie Analix Forever, à Genève, du 10 octobre au 12 décembre 2015. Oui d’un livre :

POUR PARLER, Frank Smith et Julien Serve, Éditions Créaphis, 2019 et de plusieurs performances, à la Maison de la Poésie à Paris et à la Fondation Michalski pour l’écriture et la littérature en Suisse.

Pour parler est constitué de textes ouverts, irrésolus, exhibant leurs béances, leurs manques, leur incomplétude essentielle, leur incohérence qui est la vérité de la guérilla que la poésie mène contre la langue, contre la pensée établie, contre le monde constitué. Si décrire est aussi énoncer l’impossibilité de la description, si c’est intégrer dans la description les failles, les hésitations et indéterminations, les possibilités entre lesquelles on ne choisit pas, alors la description inclut nécessairement la question, le questionnement, comme elle inclut la négation de ce qui vient d’être affirmé ou de ce qui d’habitude serait affirmé. Décrire révèle un monde irrésolu et chaotique et permet l’établissement du jeu de langage par lequel ce monde devient visible, énonçable, vivable autant qu’invivable, pensable autant qu’impensable, dicible autant que muet. Et c’est la langue elle-même qui, perdant son autorité et son pouvoir, se met à vivre de la vie du langage avec ses puissances indissociables de ses propres limites. Le langage est alors essentiellement compris comme une puissance de ne pas dire, de ne pas nommer, une puissance d’errer, de ne pas être – la contemplation d’un monde tel que nous ne l’avions jamais vu… (Jean-Philippe Cazier)

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