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mounir fatmi / Keeping Faith, Keeping Drawing / Geneva, Nice

novembre 27, 2019

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mounir fatmi

KEEPING FAITH, KEEPING DRAWING

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Openings Friday November 29th, 6-10pm
Saturday November 30, noon-8pm
Sunday December 1, 11am-5pm (brunch)
curator: Barbara Polla
Analix Forever
10 rue du Gothard, Geneva, Switzerland

Les dessins de mounir fatmi, s’ils restent encore confidentiels, sont fondateurs. Car si l’artiste est connu et largement reconnu pour ses grandes installations, ses sculptures et désormais aussi pour ses vidéos et ses photographies, il dessine depuis toujours. Non seulement il dessine depuis toujours – certains dessins datent de 1995, 1996 et si l’artiste, souvent saisi par l’autocritique, en a éliminé un grand nombre – mais ceux qui restent, particulièrement précieux, nous parlent des thèmes fondamentaux du travail de mounir fatmi : les ciseaux, la coupure, celle du cordon ombilical, de la langue et du langage ; l’amputation, la rupture culturelle, la nécessité de refaire lien pour survivre ; la greffe enfin, physique, corporelle, culturelle. fatmi : « On y trouvera un corps mutilé, composé, recomposé, comme une apparition ; un corps sans jambe, une jambe dans un autre dessin, et un cordon ombilical qui relie les corps ; beaucoup de détails que l’on retrouve dans mes vidéos. »

L’association des trois couleurs rouge, blanc et noir est typique du dessin de mounir fatmi et tend à former un code chromatique à la fois symbolique et émotionnel. Rouge : le lien ; blanc : l’oubli ; noir : l’espoir de donner une forme au moins provisoire à des apparitions graphiques instables et fragiles, parfois proches de l’évanescence : ainsi, dans Animation (une série de dessins initiée en 1998), de fines silhouettes de cigognes migratoires et divers noms de pays se superposent à des séries de courbes et de boucles telles des câbles ou des cordons ombilicaux. Rouge, blanc et noir.
Depuis 2015, fatmi reprend une activité intense de dessin, autour de certains de ses thèmes de travail essentiels : la migration, l’exil, l’identité, le corps, notamment avec la série L’Île des racines. Les séries Tout est connecté et White Matter sont également des matérialisations des obsessions de fatmi : la fragilité, les liens, les connexions, notre cerveau… la matière blanche transmet les impulsions nerveuses et propage des informations dans le système nerveux ; la myéline qui entoure les axones est responsable de la conduction rapide du signal électrique. White matter fait déjà l’objet d’un livre : le livre, si fragile, si multiple, lui aussi fondamental pour mounir fatmi et qui transmet les informations depuis qu’existe l’histoire humains.
Le dessin est la base de tout, affirmait Giacometti ; fatmi, lui, nous dit que le lien est la base du dessin, ce lien qui perpétue l’espoir, grâce au crayon.

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mounir fatmi’s drawings might still remain confidential, they are nonetheless fundamental. The artist is widely renowned for his large-scale installations, his sculptures and now also for his videos and photographs, but he has always been drawing. Not only that – some of his drawing date back to 1995 and 1996, but the artist, often critical of his own work, has discarded many of them – the ones that remain, therefore particularly precious, touch upon the fundamental themes in Mounir Fatmi’s work: scissors, cutting, whether of the umbilical cord or of the tongue and language; amputation, cultural rupture, the necessity to create new connections in order to survive; and finally transplants, whether physical, bodily or cultural. Fatmi says: “You will find in there a mutilated and recomposed body, like an apparition; a body with no legs, a leg found in another drawing and an umbilical cord that connects bodies; and many details that can be found in my videos.”
The combination of the three colors red, white and black is typical of mounir fatmi’s drawings. They tend to form a chromatic code both symbolic and emotional. Red: the link; white: forgetfulness; black: the hope of giving an at least temporary form to unstable and fragile graphic appearances, sometimes close to evanescence: thus, in Animation (a series of drawings initiated in 1998), fine silhouettes of migratory storks and various names of countries are superimposed on series of curves and loops such as cables or umbilical cords. Red, white and black.
Since 2015, fatmi has been considering drawing as an intense activity that develops itself around its essential work themes: migration, exile, identity, the body, in particular with the series The Island Of Roots. The series All Connected and White Matter are also materializations of fatmi obsessions: fragility, links, connections, our brain … white matter transmits nerve impulses and spreads information in the nervous system; the myelin surrounding the axons is responsible for the rapid conduction of the electrical signal. White matter is already the subject of a book: the book, so fragile, so multiple, also fundamental to mounir fatmi and which transmits information since human history exists.
Drawing is the basis of everything, Giacometti asserted; fatmi tells us that the link is the basis of the drawing, this link that perpetuates faith, thanks to the pencil.

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OVNI FESTIVAL, CAMERA CAMERA
solo mounir fatmi
Opening Friday November 29, 6-9pm — exhibition
19-20 November, 1-7pm
Hotel Windsor, Nice

Pour CAMERA CAMERA 2019, ANALIX FOREVER propose un solo de mounir fatmi, en réunissant sculptures et vidéos, pensé pour investir la chambre conçue par Samta Benyahia autours de sa fameuse rosace.
Dans leurs pratiques respectives, les deux artistes interrogent l’orient et l’occident en révélant l’ailleurs de l’autre.
D’où vient le vent aborde les thèmes des migrations et de l’exil et interroge tous les types de déplacements des origines de l’humanité à nos jours : transports commerciaux et touristiques, expatriation de travailleurs, mouvements de réfugiés politiques provoqués par les guerres. En lien avec le cinquantième film de l’artiste inspiré des Désastres de la Guerre de Goya et en particulier de Nada (estampe 69) qui donne le titre au film et suggère donc qu’il n’y a rien – rien après la mort, s’entend – Nada (le film de mounir fatmi, 2015-2016) est tout sauf nihiliste. Il magnifie l’être bien plus que le rien. Rien après la mort ? Tout de notre vivant. mounir fatmi est en réalité un existentialiste. Et en écho, avec l’oeuvre vidéo Les Egarés, seront exposées dans la chambre des sculptures de l’artiste marocain : Maximum Sensation, une installation de mounir fatmi, où le Moyen-Orient rencontre l’Occident, à travers un ensemble de skateboards disposé au sol, créant une impression florale étonnante. Et Civilization, où la rencontre d’une paire de chaussure en cuir lustré et d’un livre devient révélatrice de la civilisation des moeurs d’un peuple.

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For CAMERA CAMERA 2019, ANALIX FOREVER conceived a solo of mounir fatmi, combining sculptures and videos, designed to invest the room designed by Samta Benyahia around her famous window.
In their respective practices, the two artists question the East and the West by revealing the elsewhere of the other.
Where does the wind come from, the themes of migration and exile and questions all types of displacement from the origins of humanity to the present day: commercial and tourist transport, expatriation of workers, movements of political refugees caused by wars. The second film shown is inspired by the Disasters of war by Goya, pparticularly by Nada (estampe 69) from which it got its title. The work suggests that there is nothing – nothing after death – Nada (mounir fatmi’s film, 2015-2016) is not nihilist. The film empowers life rather than death. Nothing after our death ? Everything when we were alive. mounir fatmi is in fact an existentialist.In echo, with the video work Les Egarés, will be exhibited the sculptures: Maximum Sensation, an installation where the Middle East meets the West, through a set of skateboards arranged on the ground, creating an amazing floral impression. And Civilization, where the meeting of a pair of shiny leather shoes and a book reveal a civilization’s beliefs.

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