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Envers et contre tout

octobre 18, 2019

Pour accéder au PDF de Paris Capitale (Anne Kerner) cliquer ici


 

DANS LE PANIER D’ARTPRESS : R. PETTIBON ET R. LABASTIE

RAYMOND PETTIBON, GALERIE ZWIRNER, PARIS, ET RACHEL LABASTIE, GALERIE ANALIX (GENÈVE), GALERISTES, CARREAU DU TEMPLE, PARIS, 18-20 OCTOBRE 2019.

Suite de notre série, artpress remplit encore son panier : en galerie, chez David Zwirner, tout juste installé à Paris, et à Galeristes.


On m’a demandé de choisir une œuvre que je pourrais acheter en cette semaine d’inaugurations, j’en ai sélectionné deux. Bien sûr, il s’agit de tomber amoureux, et non d’envisager un investissement.

Mercredi soir a ouvert, à Paris, la galerie parisienne de David Zwirner, le galeriste new-yorkais. Il s’est installé dans les anciens locaux de ce qui fut la galerie du très respecté Yvon Lambert, puis la VNH Gallery. Le lieu était bondé. Sûrement beaucoup de gens de la mode, attirés par les paillettes. Ils savaient que Zwirner est quelqu’un d’important, mais ils n’avaient peut-être jamais entendu parler de Raymond Pettibon, dont les dessins ornaient, du sol au plafond, les murs de cette nouvelle adresse. Tout juste savaient-ils encore peut-être que Pettibon avait autrefois réalisé des pochettes de disques pour Sonic Youth ou Black Flag. Or, Pettibon est un immense artiste, sa rétrospective au New Museum de New York, il y a trois ans, le montrait. Ici, on trouvait notamment des dessins de surfeurs que j’aurais bien emportés avec moi. Autant je parviens à reconnaître les vagues représentées dans les dessins de Robert Longo, savoir s’il s’agit de Teahupoo (Tahiti) ou de Pipeline (Hawaii), autant celles de Pettibon m’apparaissent davantage comme des fantasmes, une métaphore de l’adversité de la vie.

Au salon Galeristes, je suis tombé en arrêt devant un triptyque de Rachel Labastie sur le stand de la galerie Analix, laquelle consacrait l’intégralité de son espace à l’artiste pour un solo show. Labastie a réalisé ces nouvelles œuvres en terre après avoir visité la grotte de Lourdes. Elles sont faites d’une argile que l’artiste fabrique et qui ne sèche pas. Elle rejoue ici le retable religieux, et l’œuvre conserve le souvenir de cette paroi rocheuse devenue lisse à force d’être caressée par des mains pieuses. La terre garde la trace d’un calice ayant contenu un sang sacré. Dans d’autres tableautins, la terre s’ouvre sur un trou qui évoque autant des stigmates qu’une vulve. Ou bien l’artiste a imprimé des gravures après avoir frappé une plaque de cuivre avec une hache.

Richard Leydier

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