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ART ET PRESSE, LIBRES ÉCHANGES

avril 30, 2019

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Vernissage ce soir à partir de 18h

Commissaire d’exposition : Guillaume de Sardes

Avec Maurizio Cattelan & Pier Paolo Ferrari, Le Corbusier, Richard Dumas, mounir fatmi, John Galliano, Jean-Luc Godard, David Hockney, Ali Kazma, Yves Klein, Angela Marzullo, Joanna Malinowska, Fabio Mauri, Yes Men, Tim Parchikov, Estefania Penafiel Loaiza, Pablo Picasso, Kirsten Pieroth, Michael Roy, Jean Jacques Schuhl, Julien Serve, Philippe Thomas, Jacques Villeglé, Wang Du.

Exposition juqu’au 31 octobre 2019

Château de Penthes, 1292 Pregny-Chambésy, Suisse

Art et presse se sont indiscutablement rencontrés dans les colonnes imprimées. La presse parle des arts – et en parlait beaucoup plus à ses origines qu’aujourd’hui. Au XIXe siècle, les salons, par exemple, faisaient l’objet de longs comptes rendus critiques, parfois signés de plumes prestigieuses. Ces textes étaient composés avec art, si l’on veut bien se souvenir que les aspects formels de la feuille, sa graphie, sa mise en page, peuvent faire l’objet de subtiles recherches, qu’il conviendrait de placer sous le patronage de Bodoni (1740-1813), le plus génial des typographes. Plus simplement, les artistes ont toujours été des collaborateurs nécessaires aux organes de presse. Avant comme après l’introduction de la photographie, que serait un journal sans ses dessins, satiriques ou non ? Une histoire de l’art dans la presse remplirait sans mal un musée entier.
Mais tel n’est pas le projet de cette exposition. Nous avons choisi d’interroger la manière dont la presse est devenue non plus un simple moyen de diffusion, mais un véritable medium artistique, choisi par les créateurs pour sa portée politique, mais aussi esthétique. (Extrait du texte de présentation de l’exposition de Guillaume de Sardes)

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Ali Kazma présente sa dernière vidéo en date Press, spécialement produite pour l’exposition. L’oeuvre se focalise sur la production matérielle du journal notamment celle de la Tribune de Genève. Processus qu’il est allé filmer au cœur même du centre d’impression de Lausanne SA située à Bussigny. Le film permet au spectateur de découvrir de manière atypique comment sont fabriqués les journaux papier. Dans l’exposition, Press se fait le témoin d’une production moderne automatisée à grande échelle avec une mise en regard et en tension avec une seconde vidéo de Kazma Calligraphy (Série Résistances). On y découvre un homme, par le biais de sa main au travail, en train de réaliser une activité artisanale qui a marqué l’histoire des civilisations : la calligraphie ou l’utilisation de l’écriture comme art, comme transcendance. Cette association met en évidence la relation profonde qui existe entre le désir de l’homme de communiquer et son désir de perfection et de puissance.

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Quant à mounir fatmi, lui fait le choix de la simplicité. Comme l’écrit de Sardes, « un rien suffit parfois pour provoquer le glissement qui fera passer le quotidien ou l’hebdomadaire des barres de bois des cafés aux cimaises des galeries. Que fait l’artiste sinon présenter à plat les couvertures de revues d’actualité, mettant devant les yeux la première et la quatrième, qu’en principe on ne voit jamais en même temps? Un rien, et pourtant une puissante provocation à penser qui rejoint dans sa simplicité, à quelques années de distance, la démarche de Philippe Meste.»

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Pour Julien Serve, l’exposition au Château de Penthes est l’occasion parfaite pour prolonger un travail de recherche entrepris en 2013 autour du flux d’informations qui régissent nos sociétés modernes et de la relation images/textes. Recouvrant les murs d’un papier peint sur lequel est imprimé un fil de dépêches AFP, le papier peint devient ainsi une toile de fond à ses dessins.

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Joanna Malinowska, elle, revisite une des ses oeuvres phares : le boli. Objet traditionnel et cultuel de la culture Banama au Mali occidental à la forme zoomorphe (Banama, de Ban « refus » et Mana, « Maître », donc « ceux qui ont refusé d’être dominés ») permet de canaliser, emmagasiner et contrôler l’énergie vitale. Sculptée à partir de restes de journaux americains (The New York Post, The New York Times, The Wall Street Journal, The Daily News), la Forme Zoomorphique devient une métaphore du rôle de contrôle politique et social lié à l’information, à la mésinformation. L’oeuvre se nourrit par ailleurs de références mystérieuses à Meret Oppenheim, modèle bien-aimée dont l’artiste polonaise s’est déjà inspirée par le passé et à Albert Camus pour ses ouvrages sur la révolution, la révolte et la résistance.

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Pour en savoir plus sur l’exposition, télécharger le dossier de presse ici.

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