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Art on Paper : Portraits with phallus, phallus as portrait

mars 6, 2018
Barbara Polla had the privilege to meet Bob FLANAGAN in the early nineties and to show his work and translate and publish in French some of his writings (Incertaine Identité, 1994, Geneva). Bob FLANAGAN had given her photographs and drawings: he was a multi-talented artist and his drawings are as refined and strong as his writing. No one better than Flanagan has been able to link pain with pleasure: “I had to fight sickness with sickness“. And in his iconic text Why? he suggests that the more he was in pain, the more his parents would express to him their love and care. The drawings could be entitled “Self-portrait of the artist with phallus” and their delicacy is reminiscent of IVORY HONEY.
 
As a today’s echo to Bob Flanagan, Analix Forever proposes another series of phalluses by French artist Jérémy CHABAUD. In Chabaud’s hands however, the phalluses are all joy, pleasure, bliss. The artist claims: “I know them all” and there are about 300 “portraits”, whether ink or aquarelle, of which Analix Forever presents a best of. The presence of the butterflies stems from a nap Chabaud took naked in the nature then being wake up by one of them, as well as being a reference to, among others, Hermione Wiltshire and her Still, Flying (“What she wants”, 1992) depicting the Flying Phallus held by two butterflies. 
©Jérémy Chabaud

Brûler, recommencer, pour jaillir.

« […] cette conception qui exige de tout nouveau poème qu’il soit une refonte totale des moyens de son auteur, qu’il coure son aventure propre hors des chemins déjà tracés, au mépris des gains réalisés antérieurement. » André Breton

C’est petit, mais c’est immense.
Ce n’est pas nouveau, mais ça change à chaque fois.
Jérémy Chabaud semble concentrer dans chacune de ses œuvres un geste qui incarne la signature d’une pensée illimitée et discontinue. Signature, dont le paradoxe saute aux yeux, tant l’ensemble paraît véritablement piquant — puisque qu’il ne vise rien de personnel, mais une sorte d’universalisme particulier, où, l’humour, souvent plus que noir, la mélancolie, mais aussi, le désespoir se révèlent ensemble dans leur trivialité, leur idiotie, leur violence. Point d’idées pour articuler tout ça, mais un vécu, qui coule et qui brûle. …

Jérémy Chabaud ne nous montre rien d’autre que sa propre incapacité à finir les choses, mais cette incapacité n’est jamais que la pompe à feu qui lui permet de continuer à vivre, sans espérer fixer quoique que ce soit, mais plutôt de toucher du doigt ce que constituerait l’essence d’une vie vécue, c’est-à-dire, rêvée d’un bout à l’autre, et belle « comme la rencontre fortuite, sur une table de dissection, d’une machine à coudre et d’un parapluie » (Comte de Lautréamont).

Loïc Blairon, 2012 

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