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Ali Kazma est au Jeu de Paume, à l’espace d’art contemporain HEC et bientôt au SILENCIO

novembre 7, 2017

© Anne-Frédérique Fer

L’artiste turc Ali Kazma, après la Maison Européenne de la Photographie au printemps dernier, dévoile une partie de son oeuvre au Jeu de PaumeEn interrogeant le sens de l’activité humaine qui se déploie dans les champs économique, industriel, scientifique, médical, social et artistique, les vidéos d’Ali Kazma mettent en exergue certaines évolutions à l’œuvre dans nos sociétés, et constituent progressivement une archive de la condition humaine.

©Ali Kazma

Intitulée « Souterrain », l’exposition personnelle d’Ali Kazma au Jeu de Paume s’attache à montrer l’évolution de son travail au cours des dix dernières années. Elle comprend une vingtaine d’œuvres vidéo, dont deux ont été réalisées à cette occasion, et une publication photographique – un livre d’artiste. Immergé dans l’espace, le spectateur fait face aux rythmes et aux couleurs des projections créant des liens entre chacune d’elles. Depuis le début de son travail, Ali Kazma a réalisé plus d’une soixantaine de vidéos. Ce corpus réunit de nombreux films indépendants, mais également deux grandes séries intitulées Obstructions (2005-en cours) et Resistance (2012-en cours).

©Ali Kazma

“Souterrain”, Kazma’s solo show at the Jeu de Paume, sets out to reveal the evolution of Kazma’s work over the past ten years by including an important number of his recent works, in particular two works made specifically for this exhibition. Around twenty video works and one photographic publication – an artist’s book – will be on show.
The video works are immersing the viewer into the space and confronting him with the rhythm and the colour of the single or multiple-channel projections. Ali Kazma has made over sixty videos since he started working with this medium. His body of work, made up of many individual films, also embraces two major series entitled “Obstructions” (2005–ongoing) and “Resistance” (2012–on-going).


Ali Kazma | The intuition of the instant

Evoking Gaston Bachelard’s rejection of Bergson’s intuitionism in « The Intuition of the Instant », artist Ali Kazma’s practice explores the succession of instants that constitute human time. His videos, currently on show at Paris’ Jeu de Paume, capture time variations, gestures and sometimes abandoned spaces and attest to the need to save moments of human experience from oblivion.

Your current exhibition at the Jeu de Paume is almost a retrospective of works you have produced in the last ten years. Why did you choose the title “Subterranean”?   

In recent years, I have tried to name my exhibitions after one of the works on show. I don’t name my works in very extravagant ways: the titles are always very short and related to the content of the video. However, sometimes I do play with double meanings. When we were preparing the exhibition, I felt that “Subterranean” was a good title. First of all, it’s the name of a recent video I made, and secondly, there are several works related to “underground” spaces, such as MindSubterraneanSafePastArcheology. “Subterranean” refers not only to what is underground but also what is unseen, as well as to the relationship between the seen and the unseen. It also refers to the possibility of preserving things, keeping them safe and pure in a time where things are very chaotic and dangerous on the surface. In a way, it’s also a strategy of survival: it’s about the possibility of creating networks across everything that is preserved underground.

To read the rest of the interview, please click here


 

 

L’oeuvre d’Ali Kazma, une oeuvre indispensable présentée par Barbara Polla pour ARTVISIONS.FR.

Pourquoi défendez vous l’art vidéo ? 

Parce que c’est l’art le plus contemporain – et parce qu’il requiert du temps. Un temps que l’on doit « prendre » pour regarder : l’art vidéo se regarde à l’arrêt et génère la contemplation et la réflexion. Et aussi parce que l’art vidéo offre un espace nouveau, différent, un « environnement » qui nous permet de penser le monde autrement. L’art vidéo est un art de résistance.

Comment avez-vous découvert l’oeuvre d’Ali Kazma et qu’est ce qui vous a touché ?

J’ai découvert l’oeuvre d’Ali Kazma en 2007, à la Biennale de Lyon. Je préparais alors une exposition sur les représentations du travail dans l’art contemporain (« Working Men » , en collaboration avec Paul Ardenne) et il nous est apparu comme une évidence que ce travail devait être inclus dans l’exposition. La qualité des vidéos, la justesse et l’intelligence du regard porté sur le travail m’ont d’emblée fascinée. Dans la foulée, j’ai fait la connaissance d’Ali Kazma, un ami désormais, qui depuis a exposé dans de nombreuses autres biennales, dont la biennale de Venise en 2013 (Pavillon Turc). Ce qui m’a le plus touché, et me touche encore aujourd’hui, c’est le respect de l’artiste, voire sa fascination, pour l’activité humaine — dont il rêve d’ailleurs de réaliser une encyclopédie d’images mouvantes.

©Ali Kazma

Quelles sont les caractéristiques les plus fortes de son travail ?

L’attention portée aux moindres détails. Le rythme des images, la sensualité du rythme. Les questionnements tels « Comment filmer un poète ? » La patience. L’exigence, qui est extrême. La rigueur. L’absence de musique : seuls les sons « endogènes » sont retenus. La tendance actuelle vers l’abstraction. La passion pour les livres, pour l’écrit, pour la philosophie.

Que représente l’exposition au jeu de Paume ? 

L’exposition du Jeu de Paume présente une grande rétrospective du travail d’Ali Kazma, mais pas seulement. Marta Gili, la directrice du Jeu de Paume, a une vision des expositions ouverte et dynamique. Les spectateurs pourront ainsi découvrir de nombreuses oeuvres récentes, dont plusieurs produites par le Jeu de Paume, ouvrant de nouvelles perspectives même à ceux qui connaissent le mieux le travail d’Ali Kazma. Le vidéaste turc en effet travaille désormais ,depuis deux ans environ, sur des projections multiples et synchronisées, un aspect certes technique mais qui va bien au delà de la technique, générant pour le spectateur une immersion encore plus puissante dans les images.

En savoir plus, ici


 

 

© Anne-Frédérique Fer

 

 

 

 

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Pour accéder  à l’article de France Fine Art, cliquer ici



 

©Ali Kazma

Digital Art Center #2 – Espace d’art contemporain HEC
Ali Kazma: Let us see the production
sélection Paul Ardenne

DU 02 NOV. AU 21 DÉC. 2017

Digital Art Center, à cette occasion le commissariat en est confié à Paul Ardenne, écrivain et historien de l’art pour les deux premières sessions. La seconde édition est un focus spécialement dédié à l’œuvre de l’artiste turc Ali Kazma. Cette proposition fait écho à une exposition personnelle consacrée à l’artiste au Jeu de Paume à Paris.

En savoir plus, ici

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